Le lac Titikaka!

Depuis Cusco à Puno, le voyage en bus se passe bien même si j’utilise les toilettes du bus pour autre chose que juste “pipi” (car normalement on peut seulement uriner dans ces toilettes, cusco-puno mais faute d’arrêt et d’une envie plus que pressante, bah voila…). On arrive à Puno vers 6h30 le lendemain matin, petite ville qui borde le fameux lac Titicaca, plus haut lac du monde avec ces 3900m d’altitude. Il est coupé en deux par la frontière Pérou/Bolivie.
On opte pour un tour de 2 jours/1 nuit pour visiter les îles flottantes de Uros, l’île Amantani et l’île Taquile. C’est trèèèès touristique et notre guide ressemble plus à un GO du club med qu’à un guide ;) Mais ce tourisme permet sans aucun doute à cette population de faire perdurer son mode de vie et sa culture ancestrale, et c’est pas si mal :) Comme ces familles qui vivent sur des îles flottantes, faites de racines de roseaux arrimés les uns aux autres pour former une plateforme sur laquelle ils construisent leur maison. Impressionnant d’imaginer vivre ici. Une île à une espérance de vie de 20 ans. Passer ce temps, les familles déménage sur une nouvelle île.

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Les îles d’Amanatani et de Taquile abritent respectivement 4000 et 2000 personnes vivant en communauté de l’agriculture et du tourisme (artisanat). Un système de rotation permet à chaque famille de toucher un revenu pour l’accueil des touristes. Martina nous accueille avec Pedro, son mari, et ses 6 enfants. On a l’occasion de se régaler d’une soupe de Quinoa, de très bonnes pommes de terre et de fromage poêlé. Pour digérer et mieux supporter l’altitude, une infusion de branche de mogna, sorte de menthe sauvage très bonne et aux nombreuses vertus. Le soir, la communauté organise une petite fête et tout le monde (le groupe de touristes dont on fait parti) se retrouve vêtue des costumes traditionnels tel que le poncho pour les hommes et les robes colorées pour les femmes. On danse et s’amusent tous ensemble, un bien sympathique moment. Le lendemain on visite une autre île où on peut admirer le travail de la terre et le lac qui se pare de ses plus belles couleurs avec le ciel bleu intense et le soleil qui brille. 4h de bateau pour revenir à Puno d’où je prendrai mon bus pour me diriger vers le désert d’Atacama au Chili que je devrai atteindre un jour plus tard si tout va bien :)

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Chez Martina, Amantani, lac TiticacaDSC09978
Je dis au revoir à Silvia et Victoria qui continuent leur chemin vers la Bolivie et passe la nuit dans le bus qui me mène à la frontière avec le Chili. Je prend un 1er taxi qui m’amène au terminal international d’où je pourrai prendre un taxi collectif pour me rendre à Arica, coté Chilien. La frontière ouvre à 6h du matin, on patiente donc et faisons les formalités d’usage. A Arica, je trouve un bus pour Calama, à 2h de San Pedro de Atacama, je ne perds pas de temps, embarque et espère arrivée à mon hostel avant minuit pour ne pas être trop fatigué pour la journée de demain et la visite des environs :) Le paysage qui défile sous mes yeux ressemble à celui de la côte péruvienne, le désert, à perte de vue, encore plus prononcé que jamais. Des cailloux, du sable, des vallées encaissées avec de la verdure au fond alimentée par les torrents qui y coulent, un ciel sans nuages et une chaleur intense. Le bus de la compagnie Tur Bus, neuf, très confortable me permet d’écrire ce récit, au dodo maintenant!

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Trujillo, Huanchaco, Lima, Machu Pichu, les bus, le Pérou!

Le voyage en bus s’est bien passé. Après avoir déjeuné avec Luis à Pedernales, je prends le bus pour retourner sur Santo Domingo. De là après un snack grignoté sur les trottoirs du terminal terrestre, un autre bus pour la frontière, sans clim. Du coup, au début, je crève de chaud et au santo-trujipetit matin, dans les montagnes, il fait froid! On est passé par une toute petite route, pas goudronnée, du coup, assez  dur de dormir. Le brouillard enveloppe les montagnes aux alentours, c’est vert, très vert. Puis petit à petit, en se rapprochant de la frontière, ça devient de plus en plus sec. Arrivée à Macara (coté Equateur), je prend un taxi qui m’amène jusqu’au pont international. Là, je fais les formalités coté Equateur puis traverse le pont et refait de même coté Pérou. J’ai de la chance, il n’y a personne, même si du coup je me dis que ça sera peut être pas aussi facile de continuer ma route. Un taxi collectif attendait une personne de plus pour partir, voila mon moyen de transport tout trouvé pour rejoindre Sullana d’où je pourrai prendre un bus pour Trujillo.  
Mes deux copines rencontrées au Cotopaxi n’ont pas eu ma chance. Elles sont passées par Tumbès, sur la côte, beaucoup plus de monde, elles ont fait la queue et perdue beaucoup de temps. La route qui mène à Sullala n’a plus rien à voir avec celle de l’Equateur. Les montagnes laissent place au désert. Dans les vallées, des rizières, irriguées par la rivière qui y serpentent. Notre taxi se fait contrôler à plusieurs reprises sur la route, route qui ressemble beaucoup aux routes des USA, même signalisation et marquage au sol. 2h plus tard me voila arrivée à Sullala, il est 11h50. Le bus de 12h00 pour Trujillo est plein, je devrai attendre 23h00!!! Heureusement ma persévérance paie et je peu embarquer :) 8h de voyage, pas de clim, un bon 35°c, les fenêtre ouverte, la panamérica (route qui traverse le continent du nord au sud), les montagnes arides et le désert, jonché de sac plastique et de petites décharges… c’est marquant, ils ont encore beaucoup de travail à faire de ce coté là :( La campagne présidentielle bat son plein pour les futures élections du mois de juin, du coup, tous les mûrs sont recouvert de propagandes, peintes à la main!
J’arrive à Trujillo vers 20h. J’attrape un taxi et rejoint Huanchaco à 30min de là. J’avais repéré l’hostal Lily, il reste un lit dans un dortoir de 6 :) Cool, allé, au dodo!!! Mes copines arriveront à minuit, je les retrouverai le lendemain.

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Huanchaco est un petit village “touristique” où de nombreux surfeurs se donnent rendez vous. Les vagues y sont très longues et l’endroit est réputé. C’est d’ailleurs ici que les 1ers surfeurs auraient surfé. C’est le week end, beaucoup de Péruvien viennent passer la journée à la plage. Je m’attendais à me baigner dans une chaude, c’était sans compter sur le courant froid qui remonte le long de côtes Chilienne pour rafraîchir l’eau qui fait difficilement plus de 18°c En plus de l’attrait balnéaire, Trujillo abrite un des sites archéologique les plus important du continent. Chan Chan est une citée qui accueillait pas moins d’une centaine de millier de personne à son apogée. Elles contenait 9 palaces, dont un seul est restauré. Ces palaces sont entourés de murs d’enceinte de plus de 10m de haut. A chaque fois qu’un roi mourait, ils en construisaient un nouveau. Non loin de là, un autre site, d’une culture plus ancienne, Huaca de la Luna et Huaca del sol, les pyramides les plus imposante du continent. De la même manière que les palaces, a chaque fois qu’un roi mourait, ils construisaient un nouvel étage. Du coup, les décorations qui ornent les murs sont parfaitement conservées car elles étaient enterrées.
Outre ces ballades très intéressantes, j’en profite pour faire un peu la fête. Soirée Salsa sur la plage, bière locale, bonne ambiance à l’hostal, tout les ingrédients sont réunis pour passer 3 jours bien sympathiques :)

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On part de Trujillo lundi à 21h45, direction Lima, 10h de route. La compagnie, “Cruz del Sur” est très réputée. Cela se vérifie dans le bus où l’on se croirait dans un avion! Steewart, vidéo expliquant le fonctionnement des sièges, des toilettes, de la sécurité, les chauffeurs se présentent au micro, on enregistre ses bagages, c’est la 1ère fois que je vois ça et ça nous a bien fait rire :) Arrivé à Lima à 7h, on trouve une autre compagnie de bus pour continuer jusqu’à Cusco. Départ à 14h. Cela nous laisse 5h pour visiter letruji-lima centre ville historique, très joli, style coloniale espagnol, beaucoup d’églises… mais dès que nous sortons de ce centre, la réalité de Lima revient rapidement. Salle, encombrée de voitures, un beau bordel qui donne pas trop envie de rester. Le bus de la compagnie Tepsa est très confortable. Siège s’inclinant à 160°, beaucoup d’espace pour les jambes, c’est bien pour passer les 21h qui nous attendent. Au petite matin, après avoir quitté le désert de la cote pour les montagnes des Andes, on se retrouve bloqué par un glissement de terrain due aux dernières fortes  pluies qui ont sévie dans la région. On attend que le passage se dégage pour passer et enfin arriver à Cuzco! :)

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Le centre historique de Cusco est très agréable. La plupart des bâtiments sont construits sur les ruines et fondations de la capitale de l’empire Inca. On trouve un petit hostel sur les hauteurs d’où on a une très belle vue d’ensemble. Le quartier est tranquille. De nombreux petits restaurants et bar nous permettent de passer du bon temps. La “plaza de armas” est remplie d’histoire, du temps des Incas à la colonisation espagnole.

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Jeudi, rendez  vous à 8h du matin pour rejoindre un tour collectif (très économique) pour découvrir la vallée sacrée des Incas, haut lieu de la culture Inca. Les Inca, parlons en justement :) C’est une civilisation qui n’a pas vraiment perdurée dans le temps mais qui en l’espace de 150 ans a réussit à fonder un empire plus vaste que celui des Romains pour qui il a fallu plus de 1000 ans. Cette civilisation a vue le jour en 1100a.c et s’est développée jusqu’à l’arrivée des Espagnol, après 1500a.c. Ils ont conquis un vaste territoire dans toute l’amérique du sud, la plupart du temps, sans se battre. Ils ont réutilisé beaucoup de techniques des civilisations qui les ont précédée.
Nous commençons par visiter Pisaq, un temple perché en haut des montagnes escarpées, des terrasses pour cultiver les pommes de terre qui poussent très bien à cette altitude, plus de 3000m, un torrent pour irriguer les cultures et pour alimenter le village et des petites tombes nichées au milieu des falaises.

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Un peu plus loin dans la vallée, Ollataytambo est un village Inca très important où de nouvelles techniques furent employées pour hisser les blocs de pierre de plus de 100t en haut des montagnes. C’est vraiment impressionnant de voir ces blocs, imbriqués comme des légos, les uns dans les autres. Les montagnes aux alentours sont massives, les nuages remontent le long des pentes abruptes, laissant place à un paysage des plus vert qu’il soit. C’est la saison des pluies mais par chance, nous passons entre les goutes et de belles éclaircies nous accompagnent. Vu de loin, la montagne où est perché le temple ressemble à un Lama. Une des hypothèse sur l’établissement des villes voudrait que les Inca choisissaient les lieux pour leurs ressemblance avec un animal. C’est ainsi que Cusco, la capitale Inca, ressemble à un Puma et le Machu Pichu à un condor.

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En fin de journée, on emprunte une route qui domine la vallée Sacredad. Des champs de pomme de terre à perte de vue. Chinchero est un petit village où l’artisanat local est très présent. Sur la place du marché, tous les mercredi, les locaux établissent un marché et font perdurer la tradition du troc, ne laissant aucune place à l’argent. Les autres jours sont vraiment différents et on se croirait un peu comme en Egypte tant les touristes sont solliciter pour acheter des souvenirs.

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Le lendemain, direction le Machu Pichu! Une des 7 merveilles du monde nous attend! Pour cela on a booké un tour pour 180$ tout compris. Transport, train, hotel, diner et entrée sur le site. On se rend de Cusco à Ollataytambo d’où on prendra un train très confortable avec de large vitre pour admirer le paysage des vallées encaissées qui nous entourent. La voie de chemin de fer longe la rivière … ce qui offre un spectacle saisissant tant les dernières pluies en ont grossies les eaux. La nuit tombe et on arrive à Agua Caliente vers 20h. Ce “village” est le point d’entrée touristique du site du  Machu Pichu surplombant la vallée.

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Visiter le site est toute une aventure! Comme beaucoup on décide de gravir le Waynupichu, pour avoir une vue imprenable sur la citée. Seulement 2 groupes de 200 personnes sont admises chaque jour pour cette marche. Du coup, il faut se lever très tôt pour pouvoir s’inscrire pour cette marche. Réveil 3h45 du matin, on se retrouve vers 4h30 pour faire la queue afin d’acheter le billet de bus qui nous conduira 1000m plus haut à l’entrée du site. Les 1ers bus partent à 5h30. Je ne regrette pas d’avoir choisie cette option car la marche le matin, mis à part faire économiser 8$, n’est pas très intéressante (le brouillard bouche la vue) et surtout très fatigante. Mieux vaut préférer marcher pour la descente. Arriver à l’entrée du site, on retrouve notre guide et on fait la queue pour attendre l’ouverture du site à 6h30. On s’inscrit sur le groupe de 10h pour gravir le Waynapichu. On visite le site accompagner de notre guide pendant 2h30 puis on tente notre chance pour aller avant 10h au Waynapichu. 9h30, on peut passer! Les 1ers 200 ne sont pas tous passé, du coup, pas besoin d’attendre 10h, ce qui nous évitera une longue queue et la foule :)

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Le moins que l’on puisse dire lorsqu’on voit pour la 1ère fois cette cité perchée en haut de ces gigantesques rochers, c’est que l’on reste sans voix. C’est beau, très beau et on se demande comment ils ont eu l’idée de venir construire une ville ici. Les nuages donnent au site une ambiance surréelle, puis petit à petit, ils se dissipent laissant apparaître toutes les couleurs et détails des constructions. L’après midi, le soleil nous accompagne et la marche jusqu’à la “porte du soleil” prend tout son sens! Que c’est beau! On s’arrête toutes les 5min et on s’ébahie devant ce spectacle. Depuis le sommet du Waynupichu, si on regarde à l’enver :) on aperçoit très bien la citée en forme de condor.

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De nombreuses marches nous attendant pour rejoindre le village en fin d’après midi. Des bains d’eaux thermales sont présents en haut du village, parfait pour se relaxer après cette journée chargée d’émotions. C’était sans compter sur la foule qui se baigne dans les 3 bassins à dispositions. Du coup, pour la relaxation on repassera, mais ce n’est pas désagréable et je trouve malgré tout un bassin où je suis tout seul, celui à 14°c ;)
On prend le train de 19h pour rentrer sur Cusco où on passera la nuit avant de partir pour Puno le lendemain soir.

Descansar en Punta Prieta – La Casa de Luis

3 jours de repos dans un petit havre de paix. JP n’a pas pu venir, il a trouvé un nouveau travail. J’en profite pour me reposer, trier mes vidéos, photos, écouter les oiseaux, jouer avec les chiens, observer l’océan 100m plus bas… bref, du repos :) Luis n’arrive que mercredi. Il a récupéré sur son chemin 3 jeunes qui faisaient du stop. Ahhh ce Luis, la main sur le cœur. Il est chirurgien plastique à Sydney, ce qui explique son “train de vie”. Il souhaite construire une dizaine de petites maisons sur ce terrain afin d’accueillir des artistes ou gens de passage, sans leur demander le moindre sous, simplement un échange. Il a un autre terrain un peu plus loin avec accès direct à la plage où il ne sait pas quoi faire encore. Enfin, à retenir pour ma future visite, il a un terrain aux Galapagos sur lequel il veut construire un bed&breakfast, rien que ça… A son habitude il m’a accueilli comme un prince. Les 3 jeunes baroudeurs aussi! Ils subviennent à leur besoins en vendant des petits bijoux qu’ils fabriquent. 2 sont argentins et le 3ème est coréen. Il nous invite au restaurant du petit village d’à coté puis on se dirige vers la latitude 0.0° qui n’est qu’à quelques km d’ici.

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Le soir après avoir assister à un fabuleux coucher de soleil sur l’océan Pacifique (un de plus…), on se retrouve tous autour d’un plat de spaghettis avec des crevettes à se raconter nos histoires de voyage. La côte de l’Equateur est très arrosée en ce moment. C’est leur “hiver” humide, jusqu’à mai, ensuite, le temps s’assèche et le soleil se fait plus sentir. Beaucoup de vaches laitières et de cultures de fruits et légumes. J’ai d’ailleurs bu un des meilleurs yaourt à boire à la vanille fait maison ici :)   On peut aussi voir de nombreuses exploitations de balsa, vous savez, ce bois dont on se sert pour faire les maquettes d’avion :) Les villages de la côte vivent de la pêche au thon, la nuit, on peut voir de nombreux bateaux au large en train de pécher.

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Jeudi matin, le soleil brille, j’en profite pour faire quelques images de sa maison afin de monter un petit film pour la “promouvoir” sur son futur site internet. Je décide au même moment de partir cet après midi afin de rejoindre le lendemain soir (si j’y parviens), 2 anglaises rencontrées sur le Cotopaxi qui se dirigent vers la même direction que moi au Pérou, à savoir, le Machu Pichu :) On pourra retrouver Arturo à Cusco qui sera ravi de nous accompagner la haut.
En attendant, Luis m’accompagne à Pedernales d’où je prendrai le bus pour me rendre à Santo Domingo, 3h plus tard. De là, direction la frontière avec le Pérou à Macara, 13h de bus, puis Piura et enfin Trujillo et Hanchuaco où j’espère arriver avant la nuit, un petit village bordé de jolies plages et de ruines datant de plus de 3500 ans! Sur la route, j’aperçois ces petites maisons sur pilotis, au sommet des collines. Mais pourquoi donc les construire sur pilotis alors qu’elles sont à l’abris d’une quelquonque inondation. C’est tout simplement parceque de cette manière, l’air chaud circule beaucoup mieux et du coup, ils n’ont pas chaud! Une sorte de clim gratuite :) Un peu plus loin, on passe dans le centre d’un village où je m’étonne encore de voir ces boucheries d’un autre temps.

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J’ai eu de la chance aujourd’hui, il ne restait qu’une place dans le bus pour la frontière. Du coup, je suis tout au fond, j’espère que ça sera pas trop inconfortable… Au pire, j’aurai pu me rendre dans une autre ville d’Equateur pour attraper un autre bus, mais mon 1er plan me plait. Je profite de l’attente à Santo Domingo pour me restaurer. Une “empenada con queso”, un batido (milk shake) à la mangue, une salade fruit avec ces papayes géantes et une coco frio :) tout ça pris dans les petits “boui boui” de rue autour de la gare. Pas meilleur et pas plus économique! Le tout étant de bien observer s’il y a du volume afin de ne pas avoir de surprise plus tard, notamment avec la viande (que j’ai d’ailleurs évitée).

Quito, Cotopaxi, l’Equateur!!!

Samedi, mission “Mitad del mundo”. Mais qu’est ce donc me direz vous? Hé bien c’est tout simplement là que la preuve a été faite que la terre est ronde! Mais aussi, c’est de là que le “mètre” a été défini, 10 million de mètre entre l’équateur et le pole nord… tout ça, conduit par une mission Française en 1743! Et c’est donc là qu’un monument est érigé pour marqué le passage de l’équateur.
Bon, aussi étonnant que ça puisse paraître, on est pas les seuls à faire grève dans notre beau pays et après plus d’une heure de bus pour me rendre du centre ville au village de San Antonio de Pichincha, je trouve les portes du site fermées… Mais tout n’est pas perdu car je vais dans un petit bureau touristique à coté du parc et me voila parti pour un petit tour d’une heure au volcan Pululahua, un volcan actif au porte de Quito. La caldera, très encaissée, est habitée par une centaine de familles. Beaucoup de nuages nous bouchent la vue mais au retour, sur la route, muni de mon petit GPS sur l’Iphone, je suis tout excité de trouver et passer l’équateur!  0°.009, 0°.008… 0°.000! M’y voila! Sur cette fameuse ligne où d’un coté on est au sud, et de l’autre, au nord! :) J’envoi ma position avec mon petit Spot Messenger histoire de marquer le coup et retour à Quito où je rejoins JP (mon ami équatorien rencontré à Sydney) pour entamer un bon samedi soir à boire de la bière locale, du canelazo (rhum, canelle, naranjilla, sucre) et manger la plus grande empenada con queso au monde! Facilement 1kg de beignet à manger!!! Bon, j’avais déjà mangé une crêpe avant du coup, une fois n’est pas coutume, j’ai pas réussit à la finir!

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Retour à mon hostal, une bonne nuit de sommeil pour être en forme demain à 7h00 du matin pour partir au Cotopaxi, simplement les plut haut volcan actif du monde! (5897m) Non loin de là, sur la route, j’ai pu observer le Chimborazo, le plus haut sommet du monde! (6268m) Comment ça??? C’est pas l’Everest le plus haut sommet???? Hé bien si on s’en tient au fait que de part la forme d’ellipsoïde de la terre et de ce fait, que son rayon fait 21km de plus à l’équateur qu’aux pôles, le Chimborazo étant plus proche de l’équateur que l’Everest, c’est le sommet le plus éloigné du centre de la terre cqfd :)
Le temps est magnifique, ciel bleu, quelques nuages pour faire beau, quelle chance! La route qui mène au Cotopaxi a bien changé depuis 17 ans (j’étais venu ici à l’âge de 13 ans avec mes parents). La petite route qui serpente dans les vallées a laissé place à une large route où se croisent de gros camions! Mais elle reste tout de même très belle, avec notamment cette vue sur le Chimborazo. Le parc national du Cotopaxi est très vaste et à la différence des environs de Quito, peu ou pas d’arbres y poussent en raison des éruptions passées du volcan.DSC09254DSC09270DSC09279
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Le Cotopaxi est très accessible. En effet, on peut y monter en voiture jusqu’à un parking situé à 4500m d’altitude. Les 300 derniers mètres pour rejoindre le refuge sont effectués à pied soit par une voie directe (mais assez pénible du fait du manque d’oxygène et d’acclimatation), soit par un chemin qui zigzag et pour le coup, moins raide. C’est celui ci qu’on emprunte pour arriver au refuge à l’altitude de 4810m où un bon déjeuné nous attend. Ce refuge s’est agrandi, on peut maintenant s’y restaurer en plus d’y dormir pour attaquer l’ascension du sommet aux aurores (à faire lors d’un prochain voyage). Direction le glacier 300m plus haut, mais la neige étant présente, choses inhabituelle à cette altitude, le groupe s’arrêtera à 5000m, je continuerai seul jusqu’à prêt de 5050m, à quelques encablure du glacier, mais ne voulant pas abusé sur la gentillesse de mon accompagnateur qui m’a permis de monter plus haut, je réserve l’ascension au glacier pour une prochaine fois :) Le paysage est grandiose, d’un coté le sommet du volcan avec un glacier énorme (qui recule de 10m par an) et de l’autre une plaine qui s’étend à perte de vue 2000m plus bas!
La descente se fait en VTT! Direction un lac dans la vallée, prêt de 1500m de dénivelé sur la piste qui serpente sur les flancs du volcan. Excellent! Voila une nouvelle expérience inoubliable! :)
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Lundi matin, direction la station de bus sud de Quito pour rejoindre la côte et Punta Prieta, où Luis a sa petite maison de vacance m’attendent (ou pas). Très moderne, je trouve sans problème mon bus pour Santo Domingo, départ 10h du matin, 5h de route plus tard, me voila dans cette ville carrefour où je trouve un autre bus pour Pedernales que j’atteindrai aux alentours de 17h. J’appelle Luis, j’oublie un 0 avant son numéro du coup ça ne fonctionne pas. JP devait venir avec moi, mais finalement il avait des choses à faire sur Quito et il ne viendra que demain. Je vais dans le centre, retente le numéro de Luis et fini par le joindre. On s’est mal compris, il ne sera là que demain, il m’invite cependant à me rendre dans sa maison à une petite heure de cette petite ville située au bord de l’océan Pacifique. Il m’explique comment la trouver, Yvan, le gardien m’ouvrira :) J’attrape le dernier bus qui part vers ma destination et arrive à la tombée de la nuit.
La maison, en bois, est situé sur les hauteurs et offre une vue magnifique sur l’océan. Les “fire flies” que j’avais vu en Thaïlande, sont là aussi :) Ce sont des sortes de lucioles qui clignotent, c’est beau, c’est calme (cependant, dommage que la route passe pas très loin), j’entend le bruit des vagues. Je suis seul, prend une bonne douche après cette journée de voyage, me fait chauffer une soupe Maggi aux champignon, ce soir, film (little miss sunshine), dodo, demain, baignade dans l’océan Pacifique si le temps le permet :)

PS: jeudi matin, 3 jours chez Luis à se reposer, éditer des films… Les photos à venir, quand j’aurai une meilleur connexion Internet :) direction Trujillo au Pérou!

Bogota – Quito ou comment aimer le bus!

Pas moins de 23h pour rejoindre la frontière colombienne… Bogota, Cali, Popayan, Pasto et enfin Ipiales, la ville frontière. La route fut très belle et assez chaotique. Elle serpente dans les vallées et les sommets de la cordillère des Andes. La verdure est omni présente et les canyons se font profonds! Le bus ne dépasse guère les 60km/h quand il n’est pas ralenti par les camions qui peinent à monter les pentes abruptes. Les sièges furent confortables et m’auront permis de pas trop mal dormir. J’ai rencontré Arturo, un jeune artisan péruvien en vacances en Colombie pour venir voir ce qu’il se fait par ici. Il m’a invité à le rejoindre à Cusco d’où il est originaire pour aller au Machu Pichu :) A la frontière, on rencontre Teresa, une équatorienne qui vie à Quito. Du coup, je pourrai faire le voyage avec elle, Arturo quand à lui continue son chemin jusqu’au Pérou. Le passage de la frontière fut une formalité, la seule surprise que j’ai eu est de me rendre compte que la monnaie officielle de l’Equateur (depuis 2000) est le dollar américain! C’est pour ça que je ne trouvais pas le pesos équatorien dans mon convertisseur! 6h de bus plus tard, nous voila à Quito, 1h du matin, un taxi et me voila dans un petit hostel où il reste de la place, seul dans mon dortoir, parfait pour me reposer du voyage!

Vendredi matin, il pleut sur Quito, j’en profite pour dormir et regarder un peu mon programme sur Internet. Vers midi, la pluie s’arrête et les éclaircies font leur apparition :) J’en profite pour partir me balader dans les rues de Quito. C’est une ville bien plus petite que Bogota et je mis sens plus à l’aise. La police est omni présente (comme dans la plupart des endroits que j’ai traversé depuis mon arrivé en Amérique du Sud) et on se sent en sécurité dans les quartiers touristiques. La plaza Grande, le palais présidentiel, la basilique del voto nacional, l’église santo domingo, la vierge de Quito qui domine la ville du haut de sa colline à plus de 3000m d’altitude. Une bien belle balade qui m’a tout de même rappelé qu’il faut être prudent ici, en effet, pour monter la colline, je m’étais engagé dans une petite ruelle où il était indiqué sur les murs “attention touristes, zone à risque, n’emprunter pas cette rue, danger”… ok, je me dis que c’est un peu exagéré, alors je continue jusqu’à tomber sur un groupe d’ouvrier assez surpris de me voir ici, ils m’assurent que je ne suis pas en sécurité ici et qu’il vaut mieux rejoindre la rue principale et prendre un taxi pour arriver au sommet… ok, je me résous à abandonner la marche et plus tard, j’aurai l’explication, ce quartier est délaissé par les policiers, beaucoup de touristes montent voir la vierge, pas mal de jeunes désœuvrés et alcoolisés ou drogués, il n’en faut pas moins pour rendre le coin “dangereux”. Un peu plus tard, dans la rue, une vieille dame me voit avec mon portable et m’avertit, “attention, on va te le voler”… ok, mieux être discret dès qu’on est pas dans un endroit avec pleins de policiers comme la plupart des points d’intérêts de la ville. Mis à part ces points de sécurité à respecter, Quito est une ville agréable, entourée de montagnes et de pas moins de 6 volcans!

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Le plus haut téléphérique du monde vous permet d’accéder à un point de vue à plus de 4000m d’altitude… La ville est à une altitude moyenne de 2800m, du coup, j’ai un peu mal à la tête, mais l’acclimatation va me permettre de me sentir de mieux en mieux :) De nombreux petites mains pour cirer les chaussures mais pas de vendeurs de minutes de téléphone portable ici. Les jus de fruits sont excellents et les prix de la nourriture locale me permettent de me régaler! Pour 1$ on mange de tout :)

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Demain, direction la ‘mitad del mundo’ un parc qui marque le passage de l’équateur puis dimanche, excursion au Cotopaxi, le volcan actif le plus haut d’Equateur, pas loin de 5900m avant de rejoindre la cote, Punta Prieta, où je reverrai mon ami Louis et son fils JP, rencontré à Sydney :) D’ici là, bon week end à tous!

Un mois en Amérique du Sud – 1ère étape > Bogota

2 nuits à Bogota pour me remettre de mon voyage depuis Tokyo, même si au final, ce n’est pas grand chose face au petit programme que je me suis concocté… En effet, comment rejoindre Cayenne début mars pour m’envoler vers ma dernière destination? Je me suis fixé quelques petits objectifs et j’ai étudié l’option avec un bon rapport visite/économie/respect du budget :)

Tout commence donc à Bogota, capitale de la Colombie, mégalopole s’étendant du nord au sud sur plusieurs dizaines de km. J’ai résidé dans un petit hostel du quartier de la Candaleria, zone touristique de la ville, assez sûre et qui permet d’accéder facilement aux points d’intérêts. En effet, mieux vaut ne pas être trop loin du centre ville si l’on ne veut pas passer sa journée dans les transports en commun. La ville étant en grand travaux (construction de voies de bus réservées) du coup, les embouteillages sont légions! Autant dire que la plupart des habitants se déplacent en bus (très économique, 1400$ le trajet, 80cts) ou taxi (beaucoup plus cher). Du coup, la pollution est impressionnante! Une brume grisâtre recouvre la ville et avec l’altitude, 2700m, ça n’arrange pas les choses.

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De nombreux buildings côtoient les petites maison en plein centre ville, du vieux, du neuf, bref, une urbanisation anarchique. J’ai découvert ici de nouveaux métiers: Le petit vendeur de minutes de téléphone portable. Plusieurs portables sont reliés à lui par une petite chaine et les gens passent leur appel pour 100$ à 200$ la minute. Cabine téléphonique humaine en quelque sorte. Dans les rues, les marchands de CD piratés s’en donnent à cœur joie. Les films porno sont a coté des dessins animés… De nombreux petits boui boui pour manger pas cher, 1000$ le jus d’orange frais (un régal), ananas, mangues…
J’ai pu visiter El Museo del Oro, plus importante collection d’objet en or d’Amérique du sud, très intéressant. La plaza de Bolivar et la Quinta de Bolivar, une des résidences du “Liberador”. Ils fait bon flâner dans le vieux Bogota, des petites maisons de style coloniale de toutes les couleurs, de la musique latine… bref, 2 jours sympas sur Bogota où j’ai pu rencontré pas mal d’Argentins (ils sont en vacances d’été chez eux) et me faire quelques contacts pour la suite.

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La suite, venons en justement. N’ayant pas prévu de visiter la Colombie (à défaut d’avoir trouvé un billet Tokyo-Quito), j’ai longtemps hésité à m’arrêter à San Augustin (site archéologique de Colombie) sur la route du pays voisin, l’Equateur. Or, mon temps commençant à être compté, mon objectif étant de rejoindre Cayenne (Guyanne Française) pour le 3 mars, j’ai décidé de me rendre directement en Equateur où je dois rejoindre JP, un ami rencontré à Sydney. Je pourrai passer quelques jours sur la côte et profiter du Pacifique. De là, j’espère me rendre au Pérou pour aller voir le Machu  Pichu puis descendre au Sud pour aller voir le nord du Chili et le désert d’Atacama, tout ça en bus…. A Santiago du Chili, je pourrai m’envoler pour Buenos Aires où je pourrai rejoindre quelques Argentins rencontrés ici, faire un peu la fête, m’envoler pour les chutes d’Iguassu à la frontière Argentine/Brésil, puis, direction Rio de Janeiro, Belém et enfin Cayenne.

Un bien beau programme avec beaucoup de bus et d’avion et pour l’inaugurer, je pars dans 2h depuis Bogota pour la ville d’Ipiales à la frontière avec l’Equateur. 20h de bus, à priori assez confortable. Une fois là bas, traversée de la frontière en taxi puis bus pour Quito… à suivre!

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D’ici là, bonne semaine ou week end, je sais pas quel jour on est :) Bisous à tous!

Irréel… Tokyo-Paris/Paris-Bogota

4:49 du matin, terminal 2F de l’aéroport Roissy Charles de Gaule. Je viens de me poser à Paris, après 14h de voyage. Mon avion pour Bogota est à 10:45, l’idée d’aller sur les champs Elysée m’effleure l’esprit, mais je préfère attendre l’ouverture du terminal à 6h pour me rendre dans le salon Air France afin de m’y restaurer et d’y faire un somme jusqu’à l’embarquement (et puis le 1er RER est à 5h30…). Etrange sentiment de me retrouver en France. Cela me semble un peu irréel d’être ici, comme si cette escale était une étape dans un pays parmi d’autres, et pourtant, elle pourrait marquer un terme à mon voyage si je le décidais. C’est ça la liberté :) Mais non, ma soif de découverte est d’aventure est plus forte, et j’ai tant à voir encore! J’ai aussi et surtout mes copines Romy et Carole à qui je dois aller dire bonjour en Martinique :)
Alors en attendant, je suis sortie de la zone de correspondance car les premiers bus pour se rendre du 2E au 2F étaient à 5h30. Erreur, car maintenant je me retrouve coincé jusqu’à 6h pour pouvoir passer la sécurité. Ajouter à cela un gentil monsieur du bureau d’information des aéroports de Paris qui pour me souhaiter la bienvenue n’a rien trouver de mieux que de venir me signifier que je n’avais pas le droit de prendre une photo de moi devant le bureau d’information… on croit rêver! Du coup pour me réveiller je lui ai gentiment mais assez fermement rappeler que jusqu’à preuve du contraire, aucune lois n’interdisait de se prendre en photo dans l’aéroport et que l’image de la France qu’il donnait aux “touristes” n’était pas des meilleurs… (la méditation ne m’a pas été d’un grand secours sur ce coup, j’ai encore du boulot…) J’ai voulu aussi tester le système de check de passeport automatique dénommé PARAFE. Bon, ça à l’air bien, mais pour pouvoir l’utiliser, malgré mon passeport biométrique dernière génération avec mes empreintes et tout dedans, il faut aller s’enregistrer à un comptoir, qui bien sûr est à l’extérieur et n’est pas ouvert. Ca sera pour la prochaine fois.
Mon vol s’est très bien passé, j’ai fait connaissance avec l’équipage qui a été des plus gentils avec moi :) Visite du cockpit (à défaut de pouvoir faire le décollage ou l’atterrissage pour cause d’équipe technique renforcée, 4 pilotes au total), accès aux petits en cas de la business, dégustation de grands crus de la première classe… Les sièges de la classe Premium sont pas mal, on a tout l’espace nécessaire pour les jambes et l’écran vidéo est très grand. La nourriture quand à elle est issue de la classe éco. Y dormir est sans doute mieux qu’en éco mais on est loin du confort de la business. Inclinaison des sièges à “seulement” 123° et coque qui vous empêche de pouvoir squatter les sièges à coté de vous. J’en viendrai presque à regretter une bonne vieille rangée de 4 à l’arrière où l’on peut s’allonger tranquillement ;)
J’ai regardé “Les petits mouchoirs” de Guillaume Cané et “Social Network”, le film sur Facebook. Alors évidemment j’ai pleuré en regardant le premier, en plus, “Ludo” y est très touchant… et je me suis dit que Marc Zuckenberg, l’inventeur de Facebook était quand même un sacré petit génie et que sa vie devait être vraiment remplie d’expériences et de sentiments qu’on est loin de s’imaginer. Elu “homme de l’année” par le Time Magazine et milliardaire le plus jeune de l’histoire… qui sait ce que lui réserve l’avenir… Ensuite un petit dodos puis “Les infiltrés” et le début des “Incorruptibles”.
Je vais retenter le décollage au poste dans le prochain avion et j’ai hâte de continuer mes réflexions et mes séances vidéos ;) Je vous souhaite à tous un très bon dimanche, pluvieux sur Paris et je l’espère, ensoleillé dans notre bon cher Sud!
[EDIT]Bon alors l’équipage était moins gentil que celui du Tokyo-Paris et puis les pilotes étaient en mode contrôle… du coup, le vol s’est résumé à quelques films et un peu de dodo et beaucoup de grignotage comme dab ;) [/EDIT]

Sayônara le Japon…

…buenas dias Colombia! Et oui, les destinations s’enchainent et continuent tranquillement sur un bon rythme, demain soir, je m’envole pour la capitale de la Colombie, à savoir, Bogota! Aussi étonnant que cela puisse paraître, je vais passer par… la France! Oui, mon vol de Tokyo s’arrête à Paris Charles de Gaule après 12h de voyage, 4h de transit puis je m’envole de nouveau pour Bogota, encore environ 12h de vol, soit un jour en avion :) Désolé pour mes amis écolos, je sais que c’est pas très green mais c’est le moyen le plus économique pour moi de me rendre en Amérique du Sud. J’utilise pour cela les miles Sky Team durement gagnées pendant mes déplacements professionnels et pour le coup, je serai en classe Premium! Moins bien que la business, c’est tout de même bien mieux que la classe éco, meilleur nourriture, plus de place, bref je vais découvrir ça et je ne manquerai pas de vous raconter :)

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J’ai bien fêter ma dernière session de ski et mon séjour au Japon hier soir en allant en boite version Japonaise, avec pleins de Japonaises en folies, et pleins d’occidentaux intéressées par ces mêmes Japonaises :) J’ai retrouvé Kana et Dany, un ami de Boston qui lui a rendu visite. Sortir en boite au Japon, c’est comme le reste, c’est cher! 3000Y l’entrée, soit environ 30€, mais avec ça, vous avez le droit à deux boissons. Comme chez nous, avant 1h du matin ça bouge pas trop par contre après, c’est la grosse fiesta! Ils savent s’amuser ces Japonais! :) Fermeture à 5h du mat, beaucoup de monde se retrouve au mac do du coin, pas pour manger, mais pour dormir en attendant la réouverture du métro! De mon coté, j’en profite pour aller faire un tour au marché au poisson de Tokyo, le marché de Tsukiji, le plus grands au monde.

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J’y ai vu des thons de presque 2m! Je savais pas qu’ils pouvaient être si grand! J’ai compris comment il font pour avoir de joli morceaux de thon rouge pour faire les sushis. Les poissons sont congelés et découpés à la scie! Pratique! C’est vraiment une fourmilière et si vous ne faites pas attention aux petits véhicules qui circulent à toute vitesse dans les allées, le risque de se faire écraser est réel! J’en veux pour preuve, les traves de pneu sur mon jean! ;)

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J’aurai beaucoup mangé ici, j’adore définitivement la nourriture Japonaise et je suis en train de concocter un petit colis que j’enverrai demain afin d’organiser une petite soirée Japon à mon retour :)

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Allé, direction le lit, je vous souhaite à tous une bonne soirée et un bon dimanche, adieu l’hiver, bonjour l’été des Andes!

 

Simply best ski run ever…

Je pourrai même aller jusqu’à  dire que c’était le plus beau jour de ski de ma vie, mais sans les amis, c’est pas possible :) Et pourtant, tout était réunit pour faire de cette journée un souvenir inoubliable, parmi ceux qu’on raconte au coin du feu autour d’une bonne tartiflette “Un jour, j’ai skié la poudreuse du Japon…” et quelle poudreuse, sans aucun doute la meilleur que j’ai jamais pu skier!

Comme je vous le disais hier, direction la gare de Ueno ce matin où je retrouve Hiroki dans le train de 8:10, direction Yuzawa station. 1h20 de voyage dans l’un de ces fameux train rapide japonais dont l’avant ressemble au nez d’un dauphin. Rien à voir avec notre TGV, on se croirait en plein milieu d’un manga!
Les japonais travaillent c’est bien connu, et le jeudi, encore plus! Du coup, c’est pas la foule sur le quai et c’est tant mieux :) Je vois quand même pas mal de jeunes avec leur skibag prêt à se rendre dans les stations des environs de Tokyo. 

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Le temps est au beau fixe, petit à petit, les collines se font plus hautes et se transforment en petites montagnes. Attention, ici, ça excède rarement les plus de 1000m, mais le climat qui règne à l’ouest de Tokyo est l’un des plus étrange que j’ai pu observer, et la faible altitude n’empêche pas la neige de qualité… Après 45 min de voyage, la neige commence à apparaître puis 15min plus tard, le paysage est tout blanc. Il fait toujours un beau  ciel bleu, 10cm de neige tout au plus. Je me dis que mes gans en laine (doublé de thinsulate) iront très bien et que le fait qu’il ne soit pas waterproof n’est pas grave, il va faire beau! Comme le fait de ne pas avoir de masque de ski, les lunettes feront très bien l’affaire…. c’était sans compté sur le tunnel! Oui, LE tunnel, d’une longueur de plus de 9km, il passe sous une barre montagneuse qui culmine à prêt de 1700m d’altitude, et ce détail a toute son importance! En effet, tous les nuages et le froid s’arrêtent derrière cette barre protégeant la région de Tokyo des intempéries. Résultat, quand on arrive au bout du tunnel, il neige à gros flocon et la hauteur de neige approche un bon mètre cinquante! Jamais vu ça!

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On descend du train et la première chose qui m’interpelle en plus de me retrouver sous la neige alors qu’il y a un peu plus d’une semaine je me baignais dans la mer de Chine, est la présence de petits jets d’eau qui sortent du milieu de la route goudronnée. Astucieux, ça permet de garder les routes déneigées en permanence, à l’instar des voies de chemin de fer qui sont allègrement arrosées à l’eau thermale qui coule en abondance dans la région. Arrivé à 9h36, on attrape la navette de 9h40 qui nous mène quelques km plus loin et un peu plus haut à la “station” à proprement dit. La hauteur de neige (fraiche) atteint les 2m40 à certains endroit! :) Ca va être une bonne journée!

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La station de Kangatsu Kogen se résume à deux grands building comme beaucoup de station du Japon (pas de petit village charmant où promener ses enfants). On se change dans un vestiaire et on laisse ses affaires dans un casier puis direction l’unique magasin de location où c’est version self service! Je trouve une bonne paire de chaussure de ski et par chance, au milieu des ski de piste, une paire d’Armada bi spatulé à ma taille! :) (de très bon ski fresstyle et un peu freeride). Je serre les fixations (sinon j’ai droit à un bon 40 qui me promet de retrouver très vite mes ski en bas de la station) et me voila prêt à fouler pour la première fois les pistes de ski du Japon!
La neige tombe drue et cela ne va pas s’arrêter! Un télésiège nous attend à la sortie du building, 1ère chose qui change, le petit compte à rebours sonore façon départ de mario kart pour vous indiquez que vous pouvez aller attraper votre siège. Autre chose, les skiman sous munis d’un petit balais pour enlever la neige présente sur les coussins :) Une fois installé, un bon vieux réflex d’européen, lever le bras pour attraper la barre de sécurité, mais ici, pas de barre pour vous empêcher de tomber :) ni de repose ski. En même temps, les remontées ne sont pas trop longues. La visibilité est médiocre, je sens qu’il va falloir aller dire bonjour aux arbres pour augmenter un peu le contraste de tout ça. Pas de sapin ici, des boulots et autre feuillus (sans feuilles pour le coup) compose la forêt qui m’entoure. La neige est bonne, très bonne! Très légère, en abondance et le meilleur reste à venir!

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Les Japonais respectent les règles, c’est bien connu. Donc ici, pas de ski hors piste, même si le risque d’une quelquonque avalanche est quasi inexistant vu la topologie des lieux. Etant sans aucun doute le seul européen de la station, qui plus est, Français, tout ce qui ressemble de prêt ou de loin à un hors piste (sous les remontées mécanique, dans la forêt, derrière les filets…) est totalement vierge! Pas une trace!!! Et c’est déjà le milieu de la matinée! Autant dire qu’en France, ça ferait bien longtemps que des centaines de skieurs intrépides seraient passé par là! Je sens encore plus que ça va être une bonne journée!
Première descente, j’ajuste mes lunettes qui prennent bien la neige et la buée, un bon échauffement, Hiroki mange un peu la poudre, il est en snowboard. La neige tombe de plus en plus, c’est une véritable tempête de neige qui s’abat sur la station, sans le vent! :) Au moins 50cm de poudreuse en plus des 1m tombés les jours précédent! C’est la gavade!!! Jamais il ne m’a était donné de skier une poudreuse aussi légère!!! Je repère un bon hors piste qui serpente sous un télésiège. Ni une ni deux, je donne rendez vous à Hiroki au pied du télésiège et je m’élance. J’ai de la neige jusqu’au hanches, je peu aller tout droit sans me soucier du terrain tant la profondeur me permet de me jouer de tous les obstacles :)

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Un peu plus tard dans la journée, je vais même jusqu’à  boire la tasse!!!! Oui, c’est bien la première fois que ça m’arrive! La neige est tellement profonde qu’elle passe par dessus ma tête! Du coup, je comprend maintenant pourquoi dans les vidéos de pro ils portent ces protections devant le visage, en plus de protéger du froid, ça évite de boire la tasse!!! :) Je revois dans ma tête toutes ces vidéos de ski que j’ai vu où les gars se régalent dans des conditions dantesques, au milieu des arbres, dans un pays lointain… et dire que je suis en train de vivre ce moment! Je pense à tous mes amis skieur et snowboarder, Stéphane, Nico, Damien, Edouard, Bruno, François, Fabian, Vincent, Olive et les autres avec qui on rêve de vivre ces moments de deep powder… Les gars, je suis en train de le réaliser ce rêve de la descente parfaite où lorsqu’on arrive en bas, même si c’était la dernière, on est désolé, mais on doit remonter pour la faire encore une fois! N’oubliez pas que je suis le seul à passer là! Nombreux sont les “ouaaaahhh” qui émanent du télésiège qui passe au dessus de ma tête, mais pas un Japonais n’aura l’idée ou l’audace de braver l’interdit et d’aller sur mon terrain de jeu! :) Ne parlons pas de la forêt vierge de toute trace, où vous pouvez littéralement défoncer les coussins de peuf qui barrent votre chemin!

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En début d’après midi, on fait une petite pause histoire de boire un peu et grignoter quelques snack (oublier la nourriture, chère et pas appétissante) puis on repart pour un dernier run avant de profiter du osen inclue dans le ski pass! Notre train part à 4.08pm, on arrête de skier à 3.20pm ce qui va nous laisser 20 petites minutes pour se prélasser dans les eaux thermales à 43°c :) Quel bonheur de plonger dans l’eau chaude après ces moments inoubliables. On passe par la case lavage total comme dab dans un osen puis direction le bain extérieur où les -5 ambiant nous rappellent qu’on est en hiver :D Vue sur la neige qui tombe, ni une ni deux, je ne peu résister à l’appel du bain de poudreuse tout nu!!! Je cours et me jette dans la neige!!! J’adoooooooooore, un peu plus dur que le bain à 10°c, la sensation de “brulure” par le froid est assez facile à surmonter. Je reste plus d’une minute allonger (bon oui, je fais des bruits bizarre pendant cette minute) et je retourne dans le bain à 43°c!!! Trooooop bon!!! Ca me donne encore plus envie d’aller en Norvège ou en Suède histoire d’expérimenter le sauna et la baignade dans le lac ou dans la neige :) (avec de jolies norvégiennes si possible ;) )
On se change, puis la navette nous ramène un peu plus bas à la gare où on déguste une bonne soupe japonaise pour se caler avant le voyage :)

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Cette journée, je la dédie à vous tous, qui aimez skier, vous retrouvez dans une ambiance blanche, avec de gros flocons et qui rêvez un jour, de skier au Japon, la meilleur poudreuse de votre vie! :)

Ski in JAPAN!!!

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Ouiiiiii, autant le Japon n’était pas prévu dans mes destination, autant le ski l’était encore moins même si j’en rêvais secrètement! :) Voila, demain, 8:10, je monte dans le Nagurita express pour arriver 1h30 plus tard à Yusawa d’où je prendrais la navette pour terminer ma course à Kandatsu Kogen. Petite station qui m’a l’air ma foi bien sympathique. 400m de dénivelé, une bonne dizaine de pistes, de la forêt, un beau paysage, 2m de neige dont un bon mètre de poudreuse, ça devrait le faire! J’ai trouvé ce plan en cherchant sur Internet, histoire de voir si c’était réalisable. J’ai trouvé Hiroki, un jeune Japonais qui se lance dans l’organisation de tour, du coup, il parlait des stations aux alentours de Tokyo sur sont site. Il souhaitait aller faire un peu de snowboard mais personne pour l’accompagner, tout ses potes travaillent en semaine. Lui, il est en freelance, du coup, il est bien content que je l’accompagne et bien sûr c’est réciproque!

Si vous ne parlez pas Japonais, il est assez difficile de trouver des infos et les bonnes personnes pour vous expliquer où aller skier la journée autour de Tokyo. Du coup, j’ai vu Hiroki cet après midi, on est allé acheter les tickets pour demain ensemble, ça c’est fait :) Coté équipement, bon j’ai ma veste, mon pantalon acheté hier pour 5€, mes gans gentiment donné par l’hostel d’hier, lunette, crème solaire (même s’il prévoie de la neige pour demain…), paré! 11000Y pour l’aller/retour, skipass et location de ski, soit un peu plus de 100€… c’est le prix à payer pour aller tater de la peuf japonaise! :)

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Cette petite carte du Japon vous indique les dernière chutes de neige des 7 jours passés.  Moi je vais où c’est violet, donc un bon mètre de poudreuse m’attendent! :)

Les prévisions sont pas trop mauvaises, je devrais pas avoir froid et la visibilité devrait être correcte :)
Hâte d’être sur les pistes demain!

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Dans le vidéo qui suit, un petit extrait du sérieux des Japonais au travail! C’est comme ça partout, ils sont à fond, polis, parlent tout le temps, et bien sûr, je ne comprend rien à ce qu’ils me racontent, mais le principal c’est d’arriver à ses fins non ;) ? Merci Hiroki!!!

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