Se rendre au Népal en juin-juillet avec pour but de faire un trek est une bonne chose, c’est la basse saison, les prix sont moins élevé et surtout, il n’y a presque aucun touriste! Pour les amoureux du calme et de la tranquillité, c’est un régal! Et c’est aussi vraiment agréable de pouvoir treker sans faire la queue ou se battre pour arriver le 1er au tea house pour déjeuner ou dormir. Il faut savoir qu’en 2009, plus de 100.000 trekkeurs ont parcouru les sentiers des Annapurna, et c’était une petite année…
A cette période, la mousson n’est pas encore vraiment arrivée, le temps est donc variable, avec plus de soleil que de pluie. En fait, en fin de journée et la nuit, il pleut puis ça s’éclaircie. Dans la montagne évidemment c’est plus aléatoire et il faudra un peu de chance pour pouvoir admirer les sommets sans nuages, mais ça arrive quelques fois (surtout la nuit, alors comptez aussi sur la lune)! Même si les paysages sans un nuage, les lever et coucher de soleil magnifiques qu’on peut voir en photo ne seront pas au rendez vous. 
Un autre “inconvénient” c’est la chaleur. Marcher avec un sac de plus de 10kg sur le dos et effectuer de gros dénivelés peut vite devenir un petit calvaire si on n’est pas assez motivé ou qu’on ne supporte pas de transpirer comme dans un sauna.
Niveau difficulté, se rendre à un base camp n’est pas difficile en soit. Si vous êtes motivé, ça passera “tout seul” moyennant quelques sacrés effort, mais c’est dans la tête! Je pense que je n’en ai pas “chier” autant depuis 15 ans quand j’avais gravi le dôme des Ecrins dans les Alpes… Evidemment, si vous n’êtes pas en bonne forme physique, ça sera plus dur et plus long. Mais avec le temps, vous y arriverez. Les sentiers sont la plupart du temps recouvert de grosses pierres facilitant la marche, même si parfois, ces marches qu’on compte par dizaines de milliers, finissent par vous user! Il arrive de faire plus de 2000m de dénivelé positifs en une seule journée, mais le plus dur n’est pas ça, c’est parfois de devoir descendre tout ce que vous avez monté pour ensuite remonter de l’autre coté de la vallée. Enfin, autre difficulté, les descentes interminables pourront avoir raison de vos orteils, vos genoux, épaules et autres muscles que vous n’avez pas l’habitude de faire travailler ;)

L’arrivée à proprement dite au Népal se fait dans un aéroport international d’un autre âge. Rien à voir avec les terminaux modernes qu’on a l’habitude de croiser. Ici, c’est rustique et d’époque! Première chose à faire, acheter le visa. 25$ dollars pour 2 semaines. Pas possible de payer en CB où en monnaie locale. Pas de liquide sur vous? Pas d’ATM non plus à l’arrivée. Pas de problème, vous pouvez sortir de l’aéroport comme si de rien n’était, retirer de l’argent puis remonter les escalators à l’envers pour enfin obtenir votre visa :) Notez que vous aurez besoin de 2 photos d’identités, je savais que j’allais m’en servir (j’en ai pris une dizaine avec moi!)
Une fois dehors, les taxis ne se jettent pas sur vous car ils n’en n’ont pas le droit. Un guichet officiel de taxi est juste à la sortie, vous pourrez vous rendre au centre de Katmandou pour 500NPR (c’est très cher, mieux vaut prendre un bus si possible) ou sinon, si vous avez booké un hôtel ils viendront vous chercher gratuitement ou pour 200NPR. J’ai eu “la chance” de tomber sur un gars dans ce guichet qui m’a proposé de m’amener au Blue Horizon pour 200NPR, la chambre à 10$ la nuit (taxe à ajouter). Hôtel très calme et très correct, entouré d’arbres, il vaut vraiment le coup, en plus, le proprio est sympas. Il est situé à 3min  à pieds du quartier à touriste de Katmandou, à savoir, Thamel.

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Vous trouverez tout dans ce quartier très animé et qui doit vraiment grouiller de monde et de touristes en soif de trek pendant la haute saison. Rien de mieux que la marche pour le découvrir, aucun problème de sécurité, vous pourrez vous rendre jusqu’au temple bouddhiste qui domine la ville pour avoir une très jolie vue. Une journée m’a suffit pour faire le tour des points d’intérêt de la ville, mais cela ne suffit pas pour voir les alentours qui doivent être très intéressants.

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Pour organiser votre trek, il y a de forte chances que l’hôtel vous mette en relation avec une agence qui vous trouvera un guide pour vous accompagner. C’est ce qui m’est arrivé, bien que j’avais en tête de faire ce trek tout seul, j’ai finalement opté pour le guide, car d’une, ça rentrait dans mon budget, de deux, je ne voulais pas perdre de temps et de trois, le mois de juin est la basse saison, pas beaucoup de monde (voir personne) sur les sentiers, niveau sécurité, c’est limite (pas par rapport à d’éventuelles attaques, mais plutôt en cas de chutes ou blessures…)
Si vous êtes ok pour prendre un guide, alors n’hésitez pas à en contacter un en direct, ça peut se révéler beaucoup plus économique et en plus, si on vous le recommande, c’est qu’il est bien. Pour deux personnes, un budget de 50€ par jour tout compris est très correct. Pour ma part, j’ai payer 34€ par jour pour ses services, nourriture (boissons non incluses, il vous achète un produit à ajouter à l’eau de source pour la boire sans danger et vous offre un thé à la fin de chaque marche, mais les boissons fraîches, coca ou autre sont à vos frais, comptez entre 90 et 150NPR), logement, permis, transports, et les commissions de l’agence et de l’hôtel.

Il est donc temps pour moi de faire la pub de mon guide, Prem Panta, un homme très gentil d’une trentaine d’année (il en fait plus). Il est guide depuis plus de 12 ans, parle très bien anglais, est très attentionné et connait par cœur les sentiers et sommets du Népal. Il peut tout vous organiser, de l’hôtel à Katmandou, au transport, en passant par le raft, les trek, expéditions voir même la visite du Tibet.
Il est à l’écoute de vos envies. Vous voulez marcher plus, pas de problème, moins, pas de soucis non plus. Changer le planning en fin de trek, il fera son maximum pour vous satisfaire. Il choisi les meilleurs tea house avec les meilleurs vue (car il y a vraiment de grosse différence de qualités et d’emplacements).
Il vous sert à table, prend soin de vous pendant la marche, fait un briefing tous les soirs pour annoncer la marche du lendemain. Bref, c’est un bon guide, un bon gars, avec lui pas de surprise et d’arnaque, il est honnête et ne veut que vous satisfaire!
Ses coordonnées sont les suivantes:
Prem Panta
+977 9841680621
prampanta@gmail.com ou prempanta@yahoo.com
N’hésitez pas à le contacter de ma part, il sera ravi de vous aider et vous aurez un prix honnête et la meilleur prestation possible. 
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Si vous voulez absolument vous passez des services d’un guide, des agences peuvent vous arranger le transport jusqu’à Pokhara (c’est là que ça ce passe) puis vous expliquer le chemin à prendre et les tea house dans lesquels vous arrêter (voir les booker pour vous, ça doit être indispensable en haute saison).
En effet, pas mal de trek au Népal peuvent s’effectuer sans passer une nuit dans la tente. Vous allez de petits hameau en petit hameau et dormez dans des Guest House (appelés Tea House), avec douche (chaude la plupart du temps) et multitudes de plats à manger (mais rien de mieux qu’un bon Dal Bhat pour vous calez après une journée de marche).
Préférer l’Annapurna à l’Everest, apparemment, niveau paysages, c’est incomparable. J’ai choisi de rejoindre l’Annapurna Base Camp à 4130m d’altitude en 10 jours. Cela laisse le temps de découvrir de nombreux villages et vallées et de vous chauffer les cuisses et les mollets aussi!
Dans tous les cas vous aurez besoin d’un ou plusieurs permis pour faire un trek. L’agence peut vous les fournir ou vous pouvez les acheter vous même. Une photo par permis (n’oubliez pas de prendre des photos, même si vous pouvez en faire sur place).
Pour se rendre de Katmandou à Pokhara, normalement, il faut 6h de bus. Normalement, car la route est très aléatoire au Népal, entre les embouteillages, accidents et autre, on ne s’est jamais quand on arrive vraiment. Vous pouvez faire 3h de raft sur le chemin, c’est très rafraichissant, ça ne présente aucune difficulté, alors pour une quinzaine d’euros avec le casse croute inclus, pourquoi s’en privé? Bon la rivière Trisuli n’est pas la plus jolie que j’ai eu la joie de descendre mais c’est quand même sympas.

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Après le raft, vous reprendrez le bus pour arrivé enfin à Pokhara. J’ai séjourné dans l’hôtel Green Park, pour 10$ la nuit (compris dans le prix que j’ai payé pour le guide). Très correct, au bord du lac comme la plupart, son personnel vous gardera précieusement votre sac quand vous partez en trek. Avec un peu de chance, au petit matin, vous verrez les sommets qui vous attendent!

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Niveau équipement, un bon sac à dos, une polaire et un coupe-vent imperméable, un poncho, une petite serviette peau de chamois, un duvet, un sac à viande (en soie, très léger), un maillot, une paire de tong (indispensable après les longues heures de marche), un pantalon ajustable (décath en fait un très bon), un pantalon de rechange, 2 ou 3 tee shirt respirant, un échantillon des médocs que vous avez emporté et pour le confort et le repos, un ptit hammac en toile de parachute :) Avec ça vous serez paré pour marcher 10 jours dans la chaine des Annapurna :) Rien ne vous empêche de vous équiper sur place, les magasins proposant du matos neuf ou d’occasion se comptent par centaines, tant à Katmandou qu’à Pokhara :)

Comme vous avez pu le lire dans le billet à ce sujet, je me suis régalé durant cette marche, un souvenir inoubliable que j’aimerai revivre à plusieurs. Si je reviens au Népal et que j’ai besoin d’un guide, soyez certain que je recontacterai Prem. Ce pays est vraiment paisible (malgré le concert de klaxon le long des routes), les gens sont très gentils, et les paysages et la culture infiniment riche! Une de mes destination préférée jusqu’à présent :)

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