Nouvelle Calédonie

Waouh!

Tel est mon état d’esprit après les dernières 48h! Revenons donc 48h en arrière:
Vendredi à Tahiti, debout 5h du mat, Sarah m’accompagne gentiment à l’aéroport (merciiiiiii), d’où mon avion décolle à 7h pour arriver 5h40 plus tard à Tontouta (l’aéroport international de Nouvelle Calédonie), samedi matin, où Jacques m’attend (merciiiii aussi!!!). Sur ce coup, j’ai vieilli d’un jour en 5h40… De là, direction Nouméa où Kathia a préparé du filet de steak avec des frites maison, un régal, sur ce, Coline, une amie de Marseille qui vie à Nouméa quelques mois, me propose de partir dans le sud camper en bord de mer, découvrir les trous d’eau du barrage de Yaté, voir l’usine de nickel, admirer les chutes de la madeleine pour finir par déguster un milkshake fait maison avec du lait de vache du jardin :) On campe sur le terrain d’une petite tribu kanak (ça se fait beaucoup là bas) et au petit matin, snorkeling sur un magnifique tombant peuplé de coraux multicolore, je me fait même attaqué l’orteil par un poisson perroquet. Le temps est magnifique, chose assez inhabituel en cette période, le ciel bleu accompagne le soleil de plomb. De retour sur Nouméa, Coline me ramène à l’aéroport d’où je prends l’avion direction Port Vila, la capitale des Vanuatu, que j’atteindrai à 22h.

DSC09166DSC09186DSC09188DSC09130DSC09133DSC09139

Le rhume contracté à Moorea se transforme en un très gros rhume peut être même un début d’otite, d’où l’étrange sensation de débarquer dans le monde du silence, comme si mes oreilles étaient boucher avec du coton, la nuit, avec de gentils douaniers qui vous pausent des questions pour savoir ce que vous venez faire ici… Yvan, mon hôte de couchsurfing est venu me chercher (merciiiiii à lui aussi), il habite à 5min de l’aéroport et à 5min à pieds du “centre ville”.
Port Vila est tout petit, à l’image de ce pays (bon ya quand même 83 îles qui le composent). Les habitants sont souriants, et le marché couvert est une petite merveille où l’on peut manger local pour 35O vatu (environ 2,8€) et acheter pléthore de fruit et légume locaux (mangues, papayes, bananes, ananas, pomme liane etc…) Ma mission lundi est d’éviter les goutes, il pleut des cordes, essayer de guérir et surtout, trouver comment vivre à Ambrym où je pars demain matin. Ambrym est une île où le tourisme est très peu développé, à l’opposé de Tana et Santo. C’est étrange car les habitants ont à peu prêt le même niveau de vie que les habitants de Madagascar, mais les activités proposés aux touristes sont plus cher qu’à Tahiti! y compris les hébergements! Du coup, Yvan me présente à des Américains de l’organisation Peace Corp, ce sont des volontaires qui aident à développer le pays. Je rencontre Désirée qui connait Alisha qui habite à Ambrym. Puis je rencontre Thomas dont m’avait parlé Franck, Sarah et Fa’ à Tahiti, qui tient une école de kite surf et un magasin en ville. Je glane de précieuses informations pour organiser ma petite semaine et demie aux Vanuatu mais je ne sais toujours pas où je dormirai demain soir et encore moins, comment j’atteindrai le volcan et comment je pourrai camper là haut… Ce que je sais, c’est que malgré toute attente, mon budget journalier va être difficile à tenir, à moins que ma bonne étoile me fasse rencontrer les bonnes personnes :)

Les communications vont être assez réduite là bas, du coup, pas de mise à jour prévue, sauf coup de chance, avant vendredi 17/12. D’ici là, je vous souhaite une bonne semaine et préparez bien les fêtes! Je vais essayer d’assister à ce spectacle que j’attends depuis si longtemps, les entrailles de la terre à portée de main!

Faute d’Internet lent, je ne peu pas mettre en ligne le film sur Fa’ et ses amis surfeurs à Moorea. Il faudra attendre les prochaines étapes, qui je vous le rappelle, sont toujours à deviner :) Mais où vais-je donc passer pour rejoindre le Viet Nam??? Quelques indices : Je vais passer par un autre pays “île” dans le pacifique, puis par une sorte de Chine, et enfin par un pays où je suis déjà passé ;)

A plus tard!

GOPR2963

En attendant…

…le récit du séjour à Papeete et Fakarava, les fiches pays sur l’Australie, l’Inde, la Thaïlande, la mise à jour des albums, les vidéos sur le roadtrip, sur l’indonésie et bien d’autres, voila une petite vidéo sur une petite session de kitesurf à Nouméa :) l’objectif était de se faire plaisir et de tester une nouvelle manière de filmer avec la gopro.

Vie ma vie de vacancier au bout du monde…

Bonjour! Oui ça fait longtemps que je n’ai pas donné de nouvelles sur le site :( Cela s’explique par le fait que je suis ultra booké ce qui est plutôt bon signe hein :) (bon c’est aussi parceque je suis rentré dans une phase vacancier ce qui signifie, soirées, grasse mat et j’en passe…) Aujourd’hui c’est mercredi chez vous et il est 5h du matin, alors qu’à Papeete il est 18h00 et nous sommes mardi, soit prêt de +11h d’écart. Le plus impressionnant est avec mes cousins de Nouméa où l’écart est de +21h! Ca me fait toujours autant halluciner :)

Quelles ont été riche en rencontres et découvertes ces dernières semaines! Il y a eu tout d’abord la fin de mon séjour à Nouméa où j’ai pu explorer les alentours de la capitale avec le vélo de course de Bernard, un autre cousin éloigné, le frère de Jacques. Le mercredi 3 novembre nous sommes sorti avec Steven et Kevin, direction les 3 brasseurs à la baie des citrons, haut lieu de la fête où les djeuns sortent pour boire une bière avant d’aller danser au bar d’à coté, le Krystal :) Le lendemain matin, direction le centre culturel Tjibaou pour découvrir la culture Kanak et l’architecture magnifique des lieux. Jean Marie Tjibaou fut le leader indépendantiste du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) de 1984 à 1989. C’est lui qui a signé les accords de Matignon après les graves événements qui ont secoué la Nouvelle Calédonie en 1988. Il est assassiné en 1989 par un Kanak opposé aux accords de Matignon. Ce centre lui rend hommage et permet aux étrangers et aux Français de découvrir la culture Kanak au travers d’expositions et d’ouvrages en libre accès. C’est un lieu a ne pas manquer lorsqu’on séjourne à Nouméa :) !

DSC07802DSC07804DSC07809
DSC07837DSC07854DSC07834

En fin de matinée, direction le centre ville (toujours en vélo de course, dieu que ça monte!!!) pour rejoindre l’école Nouméa Kite School où je pourrai envoyer une session tout l’après midi sur l’îlot maître avec la petite équipe qui accompagne les élèves :) Le vent souffle, je sors en 11m², petit à petit il se renforce, ça tombe bien j’avais envie de voler! C’est pendant prêt de 4h que je vais naviguer autour de l’îlot où je pourrai voir de nombreuses tortues sur mon chemin, croiser des baigneurs sur une eau parfaitement glassy, parfait pour faire le show ;) et même aller faire un peu de vagues sur le reef après être remonté au vent pendant une bonne demie heure! Bref, une dernière journée mémorable, qui me laissera un très beau souvenir de la Nouvelle Calédonie!

DSC07862DSC07868DSC07877
 DSC07888

Le lendemain, direction l’aéroport, c’est Kathia qui m’amène avant de commencer son travail (encore milles et milles merci pour cet accueil!!!), direction Papeete où Sarah m’attend, le jour d’avant! (oui oui, c’est trop bizarre, je pars vendredi matin, j’arrive jeudi soir…) 5h de vol plus tard, pendant lesquels j’aurai pu regarder Toy Story 3, énorme au passage :) , me voila arrivé à Tahiti!!! Sarah m’accueille avec le traditionnel collier de fleur pour me mettre dans l’ambiance! Puis, on monte dans les hauteurs de Punaauia, commune jouxtant Papeete, pour arriver à son appartement digne des plus beaux 5 étoiles!!! (pour mes critères de tourdumondiste;)) Vue imprenable sur le lagon et Moorea, piscine à débordement, terrasse en bois surplombant un petit jardin, vaste chambre d’ami, des gros coussins pour se prélasser, bref, un véritable petit paradis :) J’ai connu Sarah il y a 5 ans lors de ma dernière visite à Tahiti et pour m’aider dans mon voyage, elle avait pris les choses en main avant mon arrivée! Au programme, visite d’une île de l’archipel des Australes, Rurutu puis visite d’une île des Tuamotu, Fakarava :) Avant cela, à peine arrivé, me voila embarqué le lendemain matin à l’assaut du mont Aorai, 3ème sommet de Tahiti, culminant à 2066m où nous dormirons dans un refuge à 1866m. 5h de marche nous attendent en prenant son temps pour atteindre le refuge. C’est une véritable surprise pour moi de découvrir la montagne à Tahiti! Mais attention, pas la montagne blanche de neige mais plutôt la montagne verte fluo de végétation!!! C’est impressionnant, on commence l’ascension au Belvédère, un restaurant à 600m d’altitude où on peut manger entre autre, une bonne raclette. Arrive très vite un camp d’entrainement militaire, sorte d’accrobranche mais version militaire qui au passage m’auraient bien tondu la tête! S’en suis des raidillons très glissants et éprouvants puis une marche plus agréable à l’ombre de la végétation (on peut même déguster des fraises sauvages que j’ai du mal à voir ce qui fait bien rire Sarah rrrrrr). Nous voila arrivé au 1er refuge situé à 1400m, on y boit de l’eau de pluie stockée dans des gros bidon puis on amorce la partie la plus raide et la plus aérienne!

DSC07926
GOPR1950DSC07944DSC07945

On rentre dans les nuages ce qui donne à l’ensemble une ambiance exceptionnelle! On a l’impression de marcher dessus! On longe une ligne de crête parsemée de passages équipés avec des mains courantes pour éviter de tomber quelques centaines de mètres plus bas… Après 2h d’efforts et de glissades contrôlées (oui même en montée ça glisse!) nous voila arrivé au refuge où nous passerons la nuit. Avant cela, on casse la croûte et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne fait pas chaud! Une petite fraîcheur se fait sentir et on se refroidit vite! On s’installe avec Sarah dans le refuge, à même le sol puis on attend le coucher du soleil et là, les nuages se dispersent et on à le droit à une mer de nuages au dessus de l’océan!!! Magnifique, splendide, exceptionnel, les mots nous manquent pour décrire ce moment magique! Petit à petit l’île de Moorea apparaît, puis les sommets environnant, jusqu’à la tombée de la nuit on admire le spectacle. A plusieurs reprise on observera la nuit étoilée mais le froid aura raison de nous et on se réfugie dans notre maison pour la nuit. Nous sommes seul, personne n’est monté jusqu’ici ce jour là. Une polaire, un duvet et mon matelas me permette de m’isoler du froid ambiant. La température doit frôler les 10°c, Sarah a bien du mal à se réchauffer. Heureusement, on a des Tim Tam! :)

GOPR1986DSC07963DSC07971
DSC07998
DSC08087DSC08014DSC08024DSC08007
DSC08080

Il pleut la nuit, Sarah est inquiète pour la descente du lendemain, ça ressemblera plus à une patinoire qu’à un sentier (due principalement à l’argile qui compose le terrain). Heureusement, le temps est avec nous au réveil, les nuages se dissipent et on peut admirer un paysage sans nuage ce qui nous donne l’occasion de découvrir les lieux que nous avons gravi le jour précédent. Ca donne le vertige! mais qu’est-ce que c’est beau! Une vue de choix sur le “diadème” magnifique formation rocheuse puis sur la mer et Papeete! On mettra un peu moins de temps qu’à la montée, c’est qu’il aura fallu être prudent pour éviter de glisser et ce ne sont pas nos sac de rando qui nous auront aidé à garder l’équilibre ;)

DSC08123GOPR2000DSC08152
DSC08150DSC08141DSC08121DSC08164

A peine rentrer, il nous faut préparer la petite soirée que Sarah organise avec des amis puis refaire son sac pour prendre l’avion le lendemain et se rendre à Rurutu, île des Australes, au sud de Tahiti à 1h30 de vol. L’objectif est d’aller à la rencontre des baleines à bosses qui vont commencer leur migration vers les eaux plus froide de l’antarctique. A l’arrivée, nous sommes accueilli par Ilena du Rurutu Lodge, qui nous orne d’un magnifique collier de fleurs! L’aéroport est tout petit, à l’image de cette île dont la circonférence est à peine de 36km. On à l’impression de débarquer dans un autre monde, tranquille, très tranquille! L’île de Rurutu est très atypique, en effet, elle est dépourvue de lagon. Le récif qui la constituait s’est élevé au dessus du niveau de la mer il y a plusieurs millions d’années ce qui explique qu’aujourd’hui on aie accès à de nombreuses grottes jadis sous marine. C’est aussi cette particularité qui à rendu célèbre Rurutu pour l’observation des baleines, celles ci pouvant s’approcher du rivage comme nul part ailleurs. A peine installer dans notre fare avec vue sur la mer, direction la grotte Mitterrand, nommée ainsi car l’ancien Président était venu s’y promener. Il s’agit d’une grotte ouverte où de nombreux stalactites et stalagmites ornent les lieux. C’est magnifique! Le sol est tapissé par des fougères d’un vert intense. Un des stalagmites fait étrangement penser à un visage grave… On profite de la balade pour ramasser des mangues et des papayes, un futur régal!!! Le soir on assiste à un coucher de soleil coloré et magnifique!

DSC08174DSC08182DSC08176
DSC08198
DSC08214DSC08204DSC08215
DSC08236DSC08230DSC08243
DSC08257DSC08276DSC08271

Le lendemain, un soleil radieux nous attend pour aller à la recherche des baleines avec Bertrand, le gérant du Rurutu lodge et Adrien, le pêcheur qui prête son bateau pour l’occasion. Le bateau sur lequel on embarque est un poti marara, majestueux, il fend la mer et permet de rechercher les baleines très efficacement. Nous sommes équipé d’un masque, palmes et tuba et d’une combinaison. Après 1h de recherche infructueuse, les voila! Une mère et son baleineau nous font face. La mise à l’eau est douce et silencieuse pour ne pas les déranger et là, comment vous expliquer… une émotion que j’ai rarement ressenti m’envahie. Le fait d’être là, à coté de ces mastodontes si longtemps pourchassés, nous donne la mesure de la vie sous marine qui habite les océans. Croiser le regard d’une baleine vous change à jamais! J’ai envie de me battre pour les protéger et pour que tout le monde puisse un jour avoir la chance de nager à leur coté. Pendant plus d’une heure nous les suivons et elles nous offrent un spectacle somptueux. A plusieurs reprises je me retrouve à quelques mètres, pouvant les admirer sous toutes les coutures. A un moment, elles sondent et font une pause, à la verticale, à quelques dizaines de mètres de profondeur. La mère s’assoupie, le petit joue autour d’elle avant de remonter à la surface pour respirer. Puis, elles naviguent au bord, à quelque mètre de profondeur, dans une eau cristalline… je ne trouve pas les mots pour vous décrire mon émotion. Ce moment fut la plus belle rencontre avec la vie animale qu’il m’est été donné de vivre.

GOPR2196GOPR2140IMG_2353
GOPR2374IMG_2350IMG_2380
 IMG_2415IMG_2414-touchIMG_2409
Remis de nos émotions, on prend des vélo et on se dirige vers le village de l’île nommé Moerai. Une rue principale bordé de petits murés blancs, un calme saisissant baigne la petite bourgade. On peut sentir à quel point les habitants baignent dans une qualité de vie qu’on aimerait tous avoir. Culture vivrière, petits travaux, petits métiers, l’océan, le minéral, le végétal et le café! Car Rurutu est aussi très connu pour son café qu’on peut trouver en épicerie fine en France. Un peu plus loin sur la route, je croise mon copain Bernard (l’Hermite) sur une plage de sable blanc. Le repas au lodge me permet de gouter aux mets polynésien, du taro, sorte de racine qui pousse en milieu humide (tarodière) accompagné de fafa, la feuille du taro (les épinards polynésiens), et de pua, du porc à la sauce huitre, sans oublier bien sûr les jours suivant, du poisson cru, en salade, un régal!
Le lendemain on fait le tour de l’île en vélo, petit challenge car la route est très accidentée et les dénivelés sont importants. La pluie n’arrange rien à l’exercice mais c’est avec chance qu’on a une belle éclaircie pour la pause déjeuner sur une plage de sable de sable blanc à la pointe sud de l’île. Mercredi matin, baignade au lagon puis retour sur Papeete.

DSC08413DSC08420DSC08441
DSC08311DSC08323DSC08318DSC08303
Jeudi, je rencontre une amie de Sarah, Leslie, elle nous propose de faire une petite rando au dessus de la citée Jay, elle porte d’ailleurs ce nom. 2h de ballade dans la forêt et sur une jolie crête. Puis à la redescente, on s’arrête acheté une salade poisson chez les asiatiques (les seuls ouvert en ce 11 novembre), on mange, un grain passe, on va se baigner sur la plage de sable de noir, un gros grain repasse, c’est trop beau! Le soleil et la pluie intense sur nos têtes, tellement beau qu’on ne voit pas l’heure passée, le problème est qu’on doit être au théâtre à 17h et il est 17h… du coup, on rate le début et impossible de rentrer. On est pas les seuls, des amis de Maïté, l’organisatrice de la petite soirée entre amis, sont arrivés eux aussi en retard… du coup, au lieu d’être 6, ils ne sont que 2 à être rentrer… On les retrouve à la sortie pour aller au restaurant Moana iti manger de la cuisine bien de chez nous, une bonne daube de bœuf! Mais de quelle pièce s’agit-il me direz vous? Des Deschiens! ou plus précisément de François Morel et Olivier Saladin qui joue la pièce “Bien des choses”. Du coup, vendredi je me rend en ville pour changer les places afin d’y assister le soir même. Très bonne pièce gentillette dans laquelle on retrouve la complicité entre les acteurs.

DSC08479DSC08487DSC08482DSC08484
Samedi, nous devons nous préparer pour la soirée Rose organisé par l’ex collocatrice de Sarah dans une grande maison avec piscine. Des gants en caoutchouc rose, des extensions de cheveux Barbie rose, un petit top rose et des bracelets fluo feront l’affaire! Une bien bonne soirée où tout le monde a joué le jeux, du coup, on a même une droit à une zigounette géante! Même la piscine était rose!
Dimanche, après nous être remis de nos émotions, nous sommes invité chez Mel et Raph pour un barbecue. Ils habitent dans une vallée après Papeete où il règne une chaleur torride! Heureusement l’ombre des montagnes arrive vite et la température descend :) Un bon après midi à discuter et manger des saucisses!
DSC08491DSC08498DSC08523
DSC08509

Cette semaine, Sarah travaille, je vais donc mettre à profit ces jours ci pour faire le tour de l’île, me baigner, snorkeler, farniente, interneter, rédiger, monter… tout ça aidé de la belle voiture que Sarah me prête (elle a une voiture de fonction pour aller bosser). Du coup, mardi matin, sous l’initiative de l’association “La pointe des pêcheurs” je participe à l’arrachage de l’algue brune. Cette algue introduite involontairement envahie le lagon de Tahiti. Elle étouffe le corail et le prive de lumière. Après 2h de “travail” en face de l’hôtel Le Méridien, plus d’une demie tonne a été arrachée, elles serviront pour créer un engrais biologique. Une collation nous est offert devant un décors qui rendrait jaloux tous les amoureux de beaux hôtels. Chambres sur pilotis, piscine de sable blanc… un bien bel endroit! L’après midi je visite le salon des Marquises où je peux admirer le travail d’orfèvre des artisans de ces îles. J’en profite pour jeter un coup d’œil à la patinoire de Tahiti! Grande nouveauté pour les habitants à ceci prêt que la glace est remplacée par un revêtement synthétique, meilleur pour l’environnement quand même :)

DSC08619DSC08617DSC08636
DSC08620
DSC08623

Voila, j’aimerai ajouter que ce billet revêt une importance particulière dans mon voyage. En effet, pendant le vol qui m’a ramené de l’île de Rurutu vers Tahiti, j’ai ouvert le mail qui m’apprenait la mort de mon pépé. Il s’est éteint chez lui entouré des siens. Si je suis débrouillard et bricoleur c’est en parti grâce à lui, il aura ainsi su me donner le gout et l’art du travail bien fait avec application et passion. Tant de souvenirs me reviennent quand je pense à lui, et ce ne sont que des bons! C’est cette image que je garderai à jamais de lui, un pépé heureux de vivre et qui faisait tout pour faire la joie de ses petits enfants :) Mon pépé, je t’ai dit “à l’année prochaine” quand je suis parti, mais je redoutais au fond de moi que je te disais “au revoir” et je sais qu’aujourd’hui, qu’importe où tu es, tu es  heureux :) Mémé, je pense à toi très fort et je sais que tu suis mon aventure avec passion!

népal et moi 089népal et ludo 229népal et ludo 224

L’accueil en Nouvelle Calédonie :o)

Le vol avec Air Calin depuis Sydney c’est très bien passé! Siège business très confortable, très bien mangé et bu, et par bonheur, j’ai eu la chance de faire l’atterrissage au poste :) c’est ça d’avoir papa maman qui ont travaillé dans l’aviation, ça ouvre les portes plus facilement. En même temps, rien ne vous empêche d’inventer une histoire, voila comment vous y prendre:
Repérer le chef de cabine, c’est celui qui a un “galon” sur son uniforme (deux pour le chef de cabine principal, trois pour le copilote et quatre pour le capitaine), poliment, engagez la conversation comme quoi vos parents travaillez à Air France pendant 25 ans en tant que steward et hôtesse et que forcément, vous avez passé beaucoup de temps dans les avions et qu’à de nombreuses reprises vous êtes allé dans le cockpit. C’est le moment pour demander gentiment s’il est possible de voir avec le capitaine pour faire l’atterrissage au poste (de pilotage). Evidemment avec la sécurité de plus en plus renforcée, c’est de moins en moins facile, mais avec un grand sourire et un air aimable, c’est possible! La preuve, me voila dans le cockpit pour l’approche sur Nouméa.
Sous l’avion le lagon et l’îlot Ténia et le bourg de Boulouparis et Bouraké, l’endroit où j’irai passé le week end le lendemain! Puis virage à droite pour s’aligner sur la piste de Tontouta où l’avion de Sarkozy dénommé Sarko One est en escale (système anti missile, chambre et salle de bain pour le président, 60 sièges type business pour l’encadrement, communication avec le sol et accès à internet en toute circonstance, un Air Force One à la française qui a couté des centaines de millions d’euros, pendant qu’on se bat pour la retraite, ça fait un peu tâche non???). Le temps est gris mais les jours à venir me réservent un beau soleil!

DSC07638
DSC07652DSC07654DSC07658

Je suis accueilli par Kathia, la femme de Jacques, le cousin de ma mère, et sa fille, Lydia. Quelle surprise de me retrouver en France à l’autre bout du monde! (22000km nous sépare…) La Nouvelle Calédonie a le statut de collectivité d’outre mer, pas un DOM, pas un TOM, mais un COM! Ils habitent Ouémo, un quartier tranquille de Nouméa. J’ai la chance d’arrivé avant le week end de 3 jours, du coup, après avoir fait une petite visite des environs de Nouméa en pickup, me voila embarqué pour Bouraké où Jacques a construit une case en bois de toute beauté et où toute la petite famille à l’habitude d’aller se reposer, loin de la capitale.
L’activité principale à Bouraké est la pêche! (ou le kite surf voir le surf, sur l’îlot de Ténia, mais ça sera pour la prochaine fois!) Un beau bateau nous permet d’aller à la rencontre des poissons dans le lagon, voir même, vu la mer d’huile, de sortir par la passe et d’aller dans le bleu pour voir un peu ce qu’il s’y passe :o ) Langoustes, raie manta, tortues, requin gris, requins léopard, poisson perroquet, saumonées, licornes ou dawa, napoléons, tazars, tant de poissons dont raffole Kevin et Steven, le fils de Jacques et le copain de Lydia, tout deux chasseurs aquatique ;) J’ai l’occasion de pécher à la ligne à la tombée de la nuit, dans le lagon, la mer est calme, les poissons répondent présent, et bien que je n’aime pas trop tuer les poissons, je me prends au jeu et à plusieurs reprises j’ai une touche! La 1ère, je casse la ligne, la 2ème est la bonne, j’attrape une bécune, pas bonne à manger mais parfaite pour faire les amorces, la 3ème, je lutte pour ramener le poisson, je mouline de toute mes forces mais à la dernière seconde, le poisson m’échappe :( Steven réussit à 2 reprises à pêcher un poisson avec ses rapalas, petits leurres pour attirer les poissons. Pour me reposer de ces dures journées, j’ai installé mon hamac à coté de la maison, j’y fait de trèèèès bonnes siestes, sous le soleil des tropiques. Bon, ça ressemble au paradis, mais ce n’est pas le paradis! Les moustiques sont très voraces! On m’avait dit en Australie, tu verras, au nord, c’est horrible, pleins de moustiques! Et bien, à coté de Nouméa, l’Australie c’est du pipi de chat! Mon dos ressemble a un champ de mine! Et mes chevilles, pareille! Si avec tout ça j’ai pas attrapé la dengue, j’ai de la chance! (bon je vous rassure, c’est le début de la saison, donc normalement, je suis sauf!)

DSC07723DSC07685DSC07728
DSC07708DSC07717DSC07720P1020488P1020482P1020479
En plus d’être un paradis pour les pêcheurs, la Nouvelle Calédonie est réputée pour héberger l’un des meilleurs spot de kite surf au monde (pour le freestyle). Evidemment, ma mission après ce week end est de réussir à kiter dans le coin! Mardi je profite du vélo de course du fils de Bernard, le frère de Jacques, pour me déplacer et me rendre au spot de kite de Nouméa, sur la plage d’Aquarêve, à coté du Méridien, la pointe Magnin. C’est là que s’installe le PKRA, pour l’avant dernière étape du championnat internationale de kite surf. Aujourd’hui, le vent souffle mais il est mal orienté, je discute avec les locaux (ex métropolitains) mais pas de session. J’apprends que la guère entre les zoreilles (les blancs de la métropoles) et les kanaks (les noirs d’origine de Calédonie) est bien réelle. Certains réclament l’indépendance totale mais c’est sans compté le financement important de l’état Français pour aider le pays à se développer… une bien belle pagaille, un référendum est prévu en 2014, pour sûr, il s’agira d’une grande échéance pour la Nouvelle Calédonie! En attendant, la vie est très chère pour les habitant du “caillou” et ils est parfois bien difficile de développer son activité. Leur système de retraite est encore plus dans la galère que chez nous. Bref, c’est pas tous les jours facile mais c’est quand même une vie que beaucoup apprécient et moi le premier! ;)

DSC07734DSC07666DSC07692