Equateur

Trujillo, Huanchaco, Lima, Machu Pichu, les bus, le Pérou!

Le voyage en bus s’est bien passé. Après avoir déjeuné avec Luis à Pedernales, je prends le bus pour retourner sur Santo Domingo. De là après un snack grignoté sur les trottoirs du terminal terrestre, un autre bus pour la frontière, sans clim. Du coup, au début, je crève de chaud et au santo-trujipetit matin, dans les montagnes, il fait froid! On est passé par une toute petite route, pas goudronnée, du coup, assez  dur de dormir. Le brouillard enveloppe les montagnes aux alentours, c’est vert, très vert. Puis petit à petit, en se rapprochant de la frontière, ça devient de plus en plus sec. Arrivée à Macara (coté Equateur), je prend un taxi qui m’amène jusqu’au pont international. Là, je fais les formalités coté Equateur puis traverse le pont et refait de même coté Pérou. J’ai de la chance, il n’y a personne, même si du coup je me dis que ça sera peut être pas aussi facile de continuer ma route. Un taxi collectif attendait une personne de plus pour partir, voila mon moyen de transport tout trouvé pour rejoindre Sullana d’où je pourrai prendre un bus pour Trujillo.  
Mes deux copines rencontrées au Cotopaxi n’ont pas eu ma chance. Elles sont passées par Tumbès, sur la côte, beaucoup plus de monde, elles ont fait la queue et perdue beaucoup de temps. La route qui mène à Sullala n’a plus rien à voir avec celle de l’Equateur. Les montagnes laissent place au désert. Dans les vallées, des rizières, irriguées par la rivière qui y serpentent. Notre taxi se fait contrôler à plusieurs reprises sur la route, route qui ressemble beaucoup aux routes des USA, même signalisation et marquage au sol. 2h plus tard me voila arrivée à Sullala, il est 11h50. Le bus de 12h00 pour Trujillo est plein, je devrai attendre 23h00!!! Heureusement ma persévérance paie et je peu embarquer :) 8h de voyage, pas de clim, un bon 35°c, les fenêtre ouverte, la panamérica (route qui traverse le continent du nord au sud), les montagnes arides et le désert, jonché de sac plastique et de petites décharges… c’est marquant, ils ont encore beaucoup de travail à faire de ce coté là :( La campagne présidentielle bat son plein pour les futures élections du mois de juin, du coup, tous les mûrs sont recouvert de propagandes, peintes à la main!
J’arrive à Trujillo vers 20h. J’attrape un taxi et rejoint Huanchaco à 30min de là. J’avais repéré l’hostal Lily, il reste un lit dans un dortoir de 6 :) Cool, allé, au dodo!!! Mes copines arriveront à minuit, je les retrouverai le lendemain.

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Huanchaco est un petit village “touristique” où de nombreux surfeurs se donnent rendez vous. Les vagues y sont très longues et l’endroit est réputé. C’est d’ailleurs ici que les 1ers surfeurs auraient surfé. C’est le week end, beaucoup de Péruvien viennent passer la journée à la plage. Je m’attendais à me baigner dans une chaude, c’était sans compter sur le courant froid qui remonte le long de côtes Chilienne pour rafraîchir l’eau qui fait difficilement plus de 18°c En plus de l’attrait balnéaire, Trujillo abrite un des sites archéologique les plus important du continent. Chan Chan est une citée qui accueillait pas moins d’une centaine de millier de personne à son apogée. Elles contenait 9 palaces, dont un seul est restauré. Ces palaces sont entourés de murs d’enceinte de plus de 10m de haut. A chaque fois qu’un roi mourait, ils en construisaient un nouveau. Non loin de là, un autre site, d’une culture plus ancienne, Huaca de la Luna et Huaca del sol, les pyramides les plus imposante du continent. De la même manière que les palaces, a chaque fois qu’un roi mourait, ils construisaient un nouvel étage. Du coup, les décorations qui ornent les murs sont parfaitement conservées car elles étaient enterrées.
Outre ces ballades très intéressantes, j’en profite pour faire un peu la fête. Soirée Salsa sur la plage, bière locale, bonne ambiance à l’hostal, tout les ingrédients sont réunis pour passer 3 jours bien sympathiques :)

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On part de Trujillo lundi à 21h45, direction Lima, 10h de route. La compagnie, “Cruz del Sur” est très réputée. Cela se vérifie dans le bus où l’on se croirait dans un avion! Steewart, vidéo expliquant le fonctionnement des sièges, des toilettes, de la sécurité, les chauffeurs se présentent au micro, on enregistre ses bagages, c’est la 1ère fois que je vois ça et ça nous a bien fait rire :) Arrivé à Lima à 7h, on trouve une autre compagnie de bus pour continuer jusqu’à Cusco. Départ à 14h. Cela nous laisse 5h pour visiter letruji-lima centre ville historique, très joli, style coloniale espagnol, beaucoup d’églises… mais dès que nous sortons de ce centre, la réalité de Lima revient rapidement. Salle, encombrée de voitures, un beau bordel qui donne pas trop envie de rester. Le bus de la compagnie Tepsa est très confortable. Siège s’inclinant à 160°, beaucoup d’espace pour les jambes, c’est bien pour passer les 21h qui nous attendent. Au petite matin, après avoir quitté le désert de la cote pour les montagnes des Andes, on se retrouve bloqué par un glissement de terrain due aux dernières fortes  pluies qui ont sévie dans la région. On attend que le passage se dégage pour passer et enfin arriver à Cuzco! :)

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Le centre historique de Cusco est très agréable. La plupart des bâtiments sont construits sur les ruines et fondations de la capitale de l’empire Inca. On trouve un petit hostel sur les hauteurs d’où on a une très belle vue d’ensemble. Le quartier est tranquille. De nombreux petits restaurants et bar nous permettent de passer du bon temps. La “plaza de armas” est remplie d’histoire, du temps des Incas à la colonisation espagnole.

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Jeudi, rendez  vous à 8h du matin pour rejoindre un tour collectif (très économique) pour découvrir la vallée sacrée des Incas, haut lieu de la culture Inca. Les Inca, parlons en justement :) C’est une civilisation qui n’a pas vraiment perdurée dans le temps mais qui en l’espace de 150 ans a réussit à fonder un empire plus vaste que celui des Romains pour qui il a fallu plus de 1000 ans. Cette civilisation a vue le jour en 1100a.c et s’est développée jusqu’à l’arrivée des Espagnol, après 1500a.c. Ils ont conquis un vaste territoire dans toute l’amérique du sud, la plupart du temps, sans se battre. Ils ont réutilisé beaucoup de techniques des civilisations qui les ont précédée.
Nous commençons par visiter Pisaq, un temple perché en haut des montagnes escarpées, des terrasses pour cultiver les pommes de terre qui poussent très bien à cette altitude, plus de 3000m, un torrent pour irriguer les cultures et pour alimenter le village et des petites tombes nichées au milieu des falaises.

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Un peu plus loin dans la vallée, Ollataytambo est un village Inca très important où de nouvelles techniques furent employées pour hisser les blocs de pierre de plus de 100t en haut des montagnes. C’est vraiment impressionnant de voir ces blocs, imbriqués comme des légos, les uns dans les autres. Les montagnes aux alentours sont massives, les nuages remontent le long des pentes abruptes, laissant place à un paysage des plus vert qu’il soit. C’est la saison des pluies mais par chance, nous passons entre les goutes et de belles éclaircies nous accompagnent. Vu de loin, la montagne où est perché le temple ressemble à un Lama. Une des hypothèse sur l’établissement des villes voudrait que les Inca choisissaient les lieux pour leurs ressemblance avec un animal. C’est ainsi que Cusco, la capitale Inca, ressemble à un Puma et le Machu Pichu à un condor.

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En fin de journée, on emprunte une route qui domine la vallée Sacredad. Des champs de pomme de terre à perte de vue. Chinchero est un petit village où l’artisanat local est très présent. Sur la place du marché, tous les mercredi, les locaux établissent un marché et font perdurer la tradition du troc, ne laissant aucune place à l’argent. Les autres jours sont vraiment différents et on se croirait un peu comme en Egypte tant les touristes sont solliciter pour acheter des souvenirs.

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Le lendemain, direction le Machu Pichu! Une des 7 merveilles du monde nous attend! Pour cela on a booké un tour pour 180$ tout compris. Transport, train, hotel, diner et entrée sur le site. On se rend de Cusco à Ollataytambo d’où on prendra un train très confortable avec de large vitre pour admirer le paysage des vallées encaissées qui nous entourent. La voie de chemin de fer longe la rivière … ce qui offre un spectacle saisissant tant les dernières pluies en ont grossies les eaux. La nuit tombe et on arrive à Agua Caliente vers 20h. Ce “village” est le point d’entrée touristique du site du  Machu Pichu surplombant la vallée.

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Visiter le site est toute une aventure! Comme beaucoup on décide de gravir le Waynupichu, pour avoir une vue imprenable sur la citée. Seulement 2 groupes de 200 personnes sont admises chaque jour pour cette marche. Du coup, il faut se lever très tôt pour pouvoir s’inscrire pour cette marche. Réveil 3h45 du matin, on se retrouve vers 4h30 pour faire la queue afin d’acheter le billet de bus qui nous conduira 1000m plus haut à l’entrée du site. Les 1ers bus partent à 5h30. Je ne regrette pas d’avoir choisie cette option car la marche le matin, mis à part faire économiser 8$, n’est pas très intéressante (le brouillard bouche la vue) et surtout très fatigante. Mieux vaut préférer marcher pour la descente. Arriver à l’entrée du site, on retrouve notre guide et on fait la queue pour attendre l’ouverture du site à 6h30. On s’inscrit sur le groupe de 10h pour gravir le Waynapichu. On visite le site accompagner de notre guide pendant 2h30 puis on tente notre chance pour aller avant 10h au Waynapichu. 9h30, on peut passer! Les 1ers 200 ne sont pas tous passé, du coup, pas besoin d’attendre 10h, ce qui nous évitera une longue queue et la foule :)

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Le moins que l’on puisse dire lorsqu’on voit pour la 1ère fois cette cité perchée en haut de ces gigantesques rochers, c’est que l’on reste sans voix. C’est beau, très beau et on se demande comment ils ont eu l’idée de venir construire une ville ici. Les nuages donnent au site une ambiance surréelle, puis petit à petit, ils se dissipent laissant apparaître toutes les couleurs et détails des constructions. L’après midi, le soleil nous accompagne et la marche jusqu’à la “porte du soleil” prend tout son sens! Que c’est beau! On s’arrête toutes les 5min et on s’ébahie devant ce spectacle. Depuis le sommet du Waynupichu, si on regarde à l’enver :) on aperçoit très bien la citée en forme de condor.

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De nombreuses marches nous attendant pour rejoindre le village en fin d’après midi. Des bains d’eaux thermales sont présents en haut du village, parfait pour se relaxer après cette journée chargée d’émotions. C’était sans compter sur la foule qui se baigne dans les 3 bassins à dispositions. Du coup, pour la relaxation on repassera, mais ce n’est pas désagréable et je trouve malgré tout un bassin où je suis tout seul, celui à 14°c ;)
On prend le train de 19h pour rentrer sur Cusco où on passera la nuit avant de partir pour Puno le lendemain soir.

Descansar en Punta Prieta – La Casa de Luis

3 jours de repos dans un petit havre de paix. JP n’a pas pu venir, il a trouvé un nouveau travail. J’en profite pour me reposer, trier mes vidéos, photos, écouter les oiseaux, jouer avec les chiens, observer l’océan 100m plus bas… bref, du repos :) Luis n’arrive que mercredi. Il a récupéré sur son chemin 3 jeunes qui faisaient du stop. Ahhh ce Luis, la main sur le cœur. Il est chirurgien plastique à Sydney, ce qui explique son “train de vie”. Il souhaite construire une dizaine de petites maisons sur ce terrain afin d’accueillir des artistes ou gens de passage, sans leur demander le moindre sous, simplement un échange. Il a un autre terrain un peu plus loin avec accès direct à la plage où il ne sait pas quoi faire encore. Enfin, à retenir pour ma future visite, il a un terrain aux Galapagos sur lequel il veut construire un bed&breakfast, rien que ça… A son habitude il m’a accueilli comme un prince. Les 3 jeunes baroudeurs aussi! Ils subviennent à leur besoins en vendant des petits bijoux qu’ils fabriquent. 2 sont argentins et le 3ème est coréen. Il nous invite au restaurant du petit village d’à coté puis on se dirige vers la latitude 0.0° qui n’est qu’à quelques km d’ici.

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Le soir après avoir assister à un fabuleux coucher de soleil sur l’océan Pacifique (un de plus…), on se retrouve tous autour d’un plat de spaghettis avec des crevettes à se raconter nos histoires de voyage. La côte de l’Equateur est très arrosée en ce moment. C’est leur “hiver” humide, jusqu’à mai, ensuite, le temps s’assèche et le soleil se fait plus sentir. Beaucoup de vaches laitières et de cultures de fruits et légumes. J’ai d’ailleurs bu un des meilleurs yaourt à boire à la vanille fait maison ici :)   On peut aussi voir de nombreuses exploitations de balsa, vous savez, ce bois dont on se sert pour faire les maquettes d’avion :) Les villages de la côte vivent de la pêche au thon, la nuit, on peut voir de nombreux bateaux au large en train de pécher.

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Jeudi matin, le soleil brille, j’en profite pour faire quelques images de sa maison afin de monter un petit film pour la “promouvoir” sur son futur site internet. Je décide au même moment de partir cet après midi afin de rejoindre le lendemain soir (si j’y parviens), 2 anglaises rencontrées sur le Cotopaxi qui se dirigent vers la même direction que moi au Pérou, à savoir, le Machu Pichu :) On pourra retrouver Arturo à Cusco qui sera ravi de nous accompagner la haut.
En attendant, Luis m’accompagne à Pedernales d’où je prendrai le bus pour me rendre à Santo Domingo, 3h plus tard. De là, direction la frontière avec le Pérou à Macara, 13h de bus, puis Piura et enfin Trujillo et Hanchuaco où j’espère arriver avant la nuit, un petit village bordé de jolies plages et de ruines datant de plus de 3500 ans! Sur la route, j’aperçois ces petites maisons sur pilotis, au sommet des collines. Mais pourquoi donc les construire sur pilotis alors qu’elles sont à l’abris d’une quelquonque inondation. C’est tout simplement parceque de cette manière, l’air chaud circule beaucoup mieux et du coup, ils n’ont pas chaud! Une sorte de clim gratuite :) Un peu plus loin, on passe dans le centre d’un village où je m’étonne encore de voir ces boucheries d’un autre temps.

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J’ai eu de la chance aujourd’hui, il ne restait qu’une place dans le bus pour la frontière. Du coup, je suis tout au fond, j’espère que ça sera pas trop inconfortable… Au pire, j’aurai pu me rendre dans une autre ville d’Equateur pour attraper un autre bus, mais mon 1er plan me plait. Je profite de l’attente à Santo Domingo pour me restaurer. Une “empenada con queso”, un batido (milk shake) à la mangue, une salade fruit avec ces papayes géantes et une coco frio :) tout ça pris dans les petits “boui boui” de rue autour de la gare. Pas meilleur et pas plus économique! Le tout étant de bien observer s’il y a du volume afin de ne pas avoir de surprise plus tard, notamment avec la viande (que j’ai d’ailleurs évitée).

Quito, Cotopaxi, l’Equateur!!!

Samedi, mission “Mitad del mundo”. Mais qu’est ce donc me direz vous? Hé bien c’est tout simplement là que la preuve a été faite que la terre est ronde! Mais aussi, c’est de là que le “mètre” a été défini, 10 million de mètre entre l’équateur et le pole nord… tout ça, conduit par une mission Française en 1743! Et c’est donc là qu’un monument est érigé pour marqué le passage de l’équateur.
Bon, aussi étonnant que ça puisse paraître, on est pas les seuls à faire grève dans notre beau pays et après plus d’une heure de bus pour me rendre du centre ville au village de San Antonio de Pichincha, je trouve les portes du site fermées… Mais tout n’est pas perdu car je vais dans un petit bureau touristique à coté du parc et me voila parti pour un petit tour d’une heure au volcan Pululahua, un volcan actif au porte de Quito. La caldera, très encaissée, est habitée par une centaine de familles. Beaucoup de nuages nous bouchent la vue mais au retour, sur la route, muni de mon petit GPS sur l’Iphone, je suis tout excité de trouver et passer l’équateur!  0°.009, 0°.008… 0°.000! M’y voila! Sur cette fameuse ligne où d’un coté on est au sud, et de l’autre, au nord! :) J’envoi ma position avec mon petit Spot Messenger histoire de marquer le coup et retour à Quito où je rejoins JP (mon ami équatorien rencontré à Sydney) pour entamer un bon samedi soir à boire de la bière locale, du canelazo (rhum, canelle, naranjilla, sucre) et manger la plus grande empenada con queso au monde! Facilement 1kg de beignet à manger!!! Bon, j’avais déjà mangé une crêpe avant du coup, une fois n’est pas coutume, j’ai pas réussit à la finir!

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Retour à mon hostal, une bonne nuit de sommeil pour être en forme demain à 7h00 du matin pour partir au Cotopaxi, simplement les plut haut volcan actif du monde! (5897m) Non loin de là, sur la route, j’ai pu observer le Chimborazo, le plus haut sommet du monde! (6268m) Comment ça??? C’est pas l’Everest le plus haut sommet???? Hé bien si on s’en tient au fait que de part la forme d’ellipsoïde de la terre et de ce fait, que son rayon fait 21km de plus à l’équateur qu’aux pôles, le Chimborazo étant plus proche de l’équateur que l’Everest, c’est le sommet le plus éloigné du centre de la terre cqfd :)
Le temps est magnifique, ciel bleu, quelques nuages pour faire beau, quelle chance! La route qui mène au Cotopaxi a bien changé depuis 17 ans (j’étais venu ici à l’âge de 13 ans avec mes parents). La petite route qui serpente dans les vallées a laissé place à une large route où se croisent de gros camions! Mais elle reste tout de même très belle, avec notamment cette vue sur le Chimborazo. Le parc national du Cotopaxi est très vaste et à la différence des environs de Quito, peu ou pas d’arbres y poussent en raison des éruptions passées du volcan.DSC09254DSC09270DSC09279
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Le Cotopaxi est très accessible. En effet, on peut y monter en voiture jusqu’à un parking situé à 4500m d’altitude. Les 300 derniers mètres pour rejoindre le refuge sont effectués à pied soit par une voie directe (mais assez pénible du fait du manque d’oxygène et d’acclimatation), soit par un chemin qui zigzag et pour le coup, moins raide. C’est celui ci qu’on emprunte pour arriver au refuge à l’altitude de 4810m où un bon déjeuné nous attend. Ce refuge s’est agrandi, on peut maintenant s’y restaurer en plus d’y dormir pour attaquer l’ascension du sommet aux aurores (à faire lors d’un prochain voyage). Direction le glacier 300m plus haut, mais la neige étant présente, choses inhabituelle à cette altitude, le groupe s’arrêtera à 5000m, je continuerai seul jusqu’à prêt de 5050m, à quelques encablure du glacier, mais ne voulant pas abusé sur la gentillesse de mon accompagnateur qui m’a permis de monter plus haut, je réserve l’ascension au glacier pour une prochaine fois :) Le paysage est grandiose, d’un coté le sommet du volcan avec un glacier énorme (qui recule de 10m par an) et de l’autre une plaine qui s’étend à perte de vue 2000m plus bas!
La descente se fait en VTT! Direction un lac dans la vallée, prêt de 1500m de dénivelé sur la piste qui serpente sur les flancs du volcan. Excellent! Voila une nouvelle expérience inoubliable! :)
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Lundi matin, direction la station de bus sud de Quito pour rejoindre la côte et Punta Prieta, où Luis a sa petite maison de vacance m’attendent (ou pas). Très moderne, je trouve sans problème mon bus pour Santo Domingo, départ 10h du matin, 5h de route plus tard, me voila dans cette ville carrefour où je trouve un autre bus pour Pedernales que j’atteindrai aux alentours de 17h. J’appelle Luis, j’oublie un 0 avant son numéro du coup ça ne fonctionne pas. JP devait venir avec moi, mais finalement il avait des choses à faire sur Quito et il ne viendra que demain. Je vais dans le centre, retente le numéro de Luis et fini par le joindre. On s’est mal compris, il ne sera là que demain, il m’invite cependant à me rendre dans sa maison à une petite heure de cette petite ville située au bord de l’océan Pacifique. Il m’explique comment la trouver, Yvan, le gardien m’ouvrira :) J’attrape le dernier bus qui part vers ma destination et arrive à la tombée de la nuit.
La maison, en bois, est situé sur les hauteurs et offre une vue magnifique sur l’océan. Les “fire flies” que j’avais vu en Thaïlande, sont là aussi :) Ce sont des sortes de lucioles qui clignotent, c’est beau, c’est calme (cependant, dommage que la route passe pas très loin), j’entend le bruit des vagues. Je suis seul, prend une bonne douche après cette journée de voyage, me fait chauffer une soupe Maggi aux champignon, ce soir, film (little miss sunshine), dodo, demain, baignade dans l’océan Pacifique si le temps le permet :)

PS: jeudi matin, 3 jours chez Luis à se reposer, éditer des films… Les photos à venir, quand j’aurai une meilleur connexion Internet :) direction Trujillo au Pérou!

Bogota – Quito ou comment aimer le bus!

Pas moins de 23h pour rejoindre la frontière colombienne… Bogota, Cali, Popayan, Pasto et enfin Ipiales, la ville frontière. La route fut très belle et assez chaotique. Elle serpente dans les vallées et les sommets de la cordillère des Andes. La verdure est omni présente et les canyons se font profonds! Le bus ne dépasse guère les 60km/h quand il n’est pas ralenti par les camions qui peinent à monter les pentes abruptes. Les sièges furent confortables et m’auront permis de pas trop mal dormir. J’ai rencontré Arturo, un jeune artisan péruvien en vacances en Colombie pour venir voir ce qu’il se fait par ici. Il m’a invité à le rejoindre à Cusco d’où il est originaire pour aller au Machu Pichu :) A la frontière, on rencontre Teresa, une équatorienne qui vie à Quito. Du coup, je pourrai faire le voyage avec elle, Arturo quand à lui continue son chemin jusqu’au Pérou. Le passage de la frontière fut une formalité, la seule surprise que j’ai eu est de me rendre compte que la monnaie officielle de l’Equateur (depuis 2000) est le dollar américain! C’est pour ça que je ne trouvais pas le pesos équatorien dans mon convertisseur! 6h de bus plus tard, nous voila à Quito, 1h du matin, un taxi et me voila dans un petit hostel où il reste de la place, seul dans mon dortoir, parfait pour me reposer du voyage!

Vendredi matin, il pleut sur Quito, j’en profite pour dormir et regarder un peu mon programme sur Internet. Vers midi, la pluie s’arrête et les éclaircies font leur apparition :) J’en profite pour partir me balader dans les rues de Quito. C’est une ville bien plus petite que Bogota et je mis sens plus à l’aise. La police est omni présente (comme dans la plupart des endroits que j’ai traversé depuis mon arrivé en Amérique du Sud) et on se sent en sécurité dans les quartiers touristiques. La plaza Grande, le palais présidentiel, la basilique del voto nacional, l’église santo domingo, la vierge de Quito qui domine la ville du haut de sa colline à plus de 3000m d’altitude. Une bien belle balade qui m’a tout de même rappelé qu’il faut être prudent ici, en effet, pour monter la colline, je m’étais engagé dans une petite ruelle où il était indiqué sur les murs “attention touristes, zone à risque, n’emprunter pas cette rue, danger”… ok, je me dis que c’est un peu exagéré, alors je continue jusqu’à tomber sur un groupe d’ouvrier assez surpris de me voir ici, ils m’assurent que je ne suis pas en sécurité ici et qu’il vaut mieux rejoindre la rue principale et prendre un taxi pour arriver au sommet… ok, je me résous à abandonner la marche et plus tard, j’aurai l’explication, ce quartier est délaissé par les policiers, beaucoup de touristes montent voir la vierge, pas mal de jeunes désœuvrés et alcoolisés ou drogués, il n’en faut pas moins pour rendre le coin “dangereux”. Un peu plus tard, dans la rue, une vieille dame me voit avec mon portable et m’avertit, “attention, on va te le voler”… ok, mieux être discret dès qu’on est pas dans un endroit avec pleins de policiers comme la plupart des points d’intérêts de la ville. Mis à part ces points de sécurité à respecter, Quito est une ville agréable, entourée de montagnes et de pas moins de 6 volcans!

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Le plus haut téléphérique du monde vous permet d’accéder à un point de vue à plus de 4000m d’altitude… La ville est à une altitude moyenne de 2800m, du coup, j’ai un peu mal à la tête, mais l’acclimatation va me permettre de me sentir de mieux en mieux :) De nombreux petites mains pour cirer les chaussures mais pas de vendeurs de minutes de téléphone portable ici. Les jus de fruits sont excellents et les prix de la nourriture locale me permettent de me régaler! Pour 1$ on mange de tout :)

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Demain, direction la ‘mitad del mundo’ un parc qui marque le passage de l’équateur puis dimanche, excursion au Cotopaxi, le volcan actif le plus haut d’Equateur, pas loin de 5900m avant de rejoindre la cote, Punta Prieta, où je reverrai mon ami Louis et son fils JP, rencontré à Sydney :) D’ici là, bon week end à tous!