Le voyage depuis la frontière Pérou/Chili s’est bien passé (comme d’habitude en fait :) ). J’atteins Calama aux alentours de 19h. Je m’empresse de faire la queue pour prendre le prochain bus pour San Pedro. Départ vers 21h30, arrivée à San Pedro de Atacama vers minuit… Je quitte le “terminal” et pars à la recherche de mon hostel à 10min du centre du village. Pas de route goudronnée ici, ça me rappelle un peu Jericocoara au brésil. De petites maisons, une rue principale avec tous ses petits magasins et tour office. Je m’arrête dans le dernier ouvert et demande s’il est possible de faire un tour le matin même. Tout est plein mais il appel un collègue et me voila prêt pour aller voir les geysers du Chili, départ, 4h du mat! Ok, j’aurai tout au mieux 3h pour dormir, si je trouve mon hostel. Je marche en direction du nord, longeant le cimetière comme les indications le précisent. Je sonne à la porte de l’hostel PuriPica, on m’ouvre et me voila dans ma chambre (pour ne pas réveiller ceux du dortoir j’ai une chambre privée ce soir :) ). Une bonne douche, je prépare mon sac à dos pour l’excursion et au dodo!
San Pedro de Atacama est un petit village très touristique. De nombreuses curiosités naturelles l’entourent ce qui permet d’occuper une bonne petite semaine pour tout découvrir. Le revers de la médaille est que ces sites magnifiques sont surpeuplés, pour l’immersion au bout du monde et le silence, on repassera ;)
Résumé d’une journée marathon : 3h plus tard, je patiente sur la route en regardant les étoiles. C’est presque la pleine lune, le ciel est à moitié couvert, mais on dirait qu’il se dégage. J’aperçois les volcans à l’horizon. La piste qui mène au site géothermale dure 2h. Lee Chili compte le plus de geysers au monde. Plus de 2000m de dénivelé pour atteindre un plateau à 4300m. Je suis accompagné d’un guide et d’un groupe de Chilien avec des enfants et des personnes ‘”âgées”. Mauvaise idée pour eux de monter si rapidement depuis Santiagao à une telle altitude. Une femme fait un malaise, les enfants vomissent et d’autres se sentent mal… Heureusement pour moi, tout va bien :) Il faut dire que ces dernières semaines, j’ai passé mon temps à une moyenne de 3000m d’altitude ;) On arrive sur le site des geysers avant le levé du soleil. J’aperçois la vapeur qui s’échappe de dizaines d’entre eux. Il en existe de 3 sortes : Les cycliques qui ont besoin de se recharger, ce sont les plus “prisés” car leurs jets peuvent atteindre des hauteurs de plusieurs mètres de haut. Les permanents, qui sont en perpétuelle ébullition, telle une fontaine et enfin ceux qui ne laissent échapper que de la vapeur par de petit trous. On marche au milieu d’un paysage grandiose, les volcans qui nous entourent sont recouverts de neige à leur sommet (plus de 6000m). La plaine ressemble à la surface d’une autre planète. Des lamas sauvages (ou guananos) font leur apparition au loin. Le soleil se lève, révélant les couleurs des alentours.

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De retour à San Pedro, je m’empresse d’aller louer un vélo pour faire un tour dans les vallées proches du village afin d’être de retour à 16h pour aller me baigner dans des tours d’eau salée. J’ai 3h pour arpenter ces vallées encaissées où serpente une rivière qui vient du volcan Putana. Le paysage est rocailleux, roche rouge, des ruines sont accrochées aux falaises. Par endroit, des visages sont sculptés dans la roche. Il fait chaud, un petit vent permet de ne pas trop souffrir. Je me dirige vers la vallée de la mort, surplombée par d’immense dunes. Je roule au milieu du désert pour atteindre un point de vue d’où je peu admirer d’étranges formations géologiques.

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Je rejoins le centre du village à l’heure pour rejoindre le groupe avec lequel je vais pouvoir me rafraîchir :) Je rencontre Alex, un belge qui voyage en Amérique du Sud pour quelques temps et Iris et Morgane, 2 Françaises en Erasmus à Buenos aires. On discute de nos expériences de voyage jusqu’à notre arrivée à ces fameux trous d’eaux dans la partie nord du salar d’Atacama. Creusés par des mineurs il y a des dizaines d’années, ils ont une profondeur inconnue à ce jour. La concentration en sel est de 40% ce qui permet à une personne ne sachant pas nagée de se baigner malgré tout. En effet, impossible de coulé! C’est la 1ère fois que je vie cette expérience de flotter comme sur un matelas gonflable, sans matelas! Nager la brasse n’est pas aisé tant les pieds sortent de l’eau. Mieux vaut éviter de mettre sa tête dans l’eau pour préserver ses yeux. A la sortie, on est complètement blanc, le sel cristallisant dans les cheveux, sur la peau et mes poils ;) Prochains arrêts, un trou d’eau douce pour se rincer et effectuer un joli plongeon qui me vaudra le titre de la plus belle photo et du plus beau saut de l’ange ;)

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Une fois rincé, on se rend à notre destination finale pour admirer le coucher du soleil depuis une parti du salar complètement blanc et recouvert de sel. L’épaisseur de sel peut atteindre plusieurs dizaines de mètres. On a l’impression de marché sur une patinoire sauf que cela ne glisse pas. Par endroit le sel est recouvert d’une mince pellicule d’eau créant un miroir parfait! Paysage vraiment magnifique, grands espaces, coucher de soleil impressionnant et lever de pleine lune clôture cette journée marathon en beauté! Un petit apéro au Pisco Sour et on discute tous les 4 jusqu’à plus de minuit autour d’un risoto de quinoa! :)
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De retour à mon hostel, je prépare mon sac en silence, prend une douche pour me dessaler et me couche pour 6h de sommeil, mon bus pour Santiago est à 8h du matin ce vendredi. J’atteindrai la ville de Santiago 24h plus tard pour prendre mon avion à 16h, direction, Rio de Janeiro!