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La Martinique, dernier petit bout de monde…

Me voila arrivé depuis 2 semaines en Martinique chez mes amies Carole et Romy :) Le temps y est clément, un peu de vent, beaucoup de soleil, l’océan atlantique d’un coté, la mer des caraïbes de l’autre.
Le mois de mars est l’occasion de fêter le carnaval à Fort de France et dans les villages de l’île. Tous les habitants s’y préparent au cours de l’année pour se lâcher du dimanche au mercredi en courant les “vidés” derrière les chars ou les groupes de percussions qui arpentent les rues! Une ambiance hors du commun font de cet événement  un moment inoubliable de plus que j’aurai pu vivre durant cette année folle!

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Les plages y sont magnifiques, notamment celle des salines et du cap Macré, sauvage! J’aime toujours autant accrocher mon hamac dès que je le peux, pour me balancer au rythme des vagues…

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Je vous prépare pour les semaines à venir pas mal de faits intéressants sur mon voyage et pleins d’autres surprises! En attendant, je passe ce mois de repos entre la plage et la plage, a siroter des ti’ruhm, courir, nager, plonger, kiter, siester, farniente, soirées et j’en passe!

Au milieu d’une actualité plus que morose, je vous envoie beaucoup de chaleur pour vous aider à passer ce mois de mars pluvieux et venteux en attendant mon retour! Je vous le promet, je vous rapporte le soleil avec moi!!! :)

Etape à Belém et Cayenne avant Fort de France

Yasmin et sa famille m’accueille à Belém (merci couchsurfing). Elle viendra me chercher à l’aéroport à 13h, juste avant les trombes d’eau quotidiennes qui s’abattent sur la région. C’est “l’hiver” ici, il fait chaud (moins qu’en été) et très humide, la température ressentie frôle les 40°c. La “femme de maison” de Yasmin n’étant pas là pour faire à manger, on se rend chez son copain pour le déjeuné. Je suis très bien accueilli et mange un plat de riz, black beans accompagné d’une très bonne viande. En dessert, salade de fruit et açai, une baie au fort pouvoir antioxydant, comme la baie de goji. Mixée, on y ajoute du sucre et de la farine de manioc, c’est très bon et rafraîchissant. Direction la maison de Yasmin où je m’installe pour 2 nuits. Une bonne sieste puis Yasmin m’invite avec son copain et une copine à aller manger une soupe nommée tacaca, véritable marque culinaire de cette région, appréciée des habitants de Belèm en fin de journée, assis sur un tabouret en plastique, à même le trottoir.
Elle est composé de tucupi ou jus de manioc savamment cuisiné, de jambu, fameuse herbe connue pour la sensation de picotement qu’elle procure dans le palais et la légère anesthésie, quelques crevettes, piments et gelée… J’étais étonné d’aller consommer une soupe à 18h, mais c’est l’heure idéale pour déguster cette soupe chaude “"rafraîchissante” après les grosses pluies de l’après midi. Une très bonne expérience culinaire locale. Je déguste ensuite une très bonne glace, Belém étant très réputé dans ce domaine aussi.

Le lendemain, je me ballade au marché où j’achète un énorme avocat de presque 1kg et quelques mangues et parcours le centre historique. Des maisons de styles coloniales côtoient de grands buildings. De retour chez Yasmin, je concocte ce fameux jus d’avocat qui manquait tant depuis Melbourne!
Samedi, Yasmin me ramène à l’aéroport en fin de matinée afin de prendre mon vol pour Cayenne, à moins de 2h d’ici.

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Arrivée à Cayenne, Daniel, mon hôte de couchsurfing vient me chercher avec la twingo (toute défoncée) d’un copain. Il travaille à son compte dans le dépannage informatique à domicile. On passe par deux de ses clients avant d’arriver dans sa petite maison où Carole, une amie à eux passent quelques jours. Un peu plus tard Aurore, la copine de Daniel, rentre du lycée où elle est professeur.  Le soir, on passe la soirée à parler de voyage et de rencontres autour d’un bon apéro. Le lendemain, après une bonne grasse mat, direction le centre de Cayenne pour faire un tour au marché et acheter de quoi faire une salade. Qu’est-ce que c’est cher!!! Les fruits et légumes sont hors de prix… Dur pour les locaux de vivre avec cette vie cher… Après déjeuné, je me dirige vers la plage à quelques centaines de mètres de là. Le sable est doré et la mer couleur terre, du fait des rivières qui s’y jettent. L’eau doit être aux alentours de 26°c, parfait pour se rafraîchir de la moiteur ambiante. Un petit vent évite de surchauffer. Le temps est beau, encore une fois, j’ai de la chance et évite les pluies qui sévissent durant cette saison. Une bonne sieste sur la plage et me voila rentré à la maison où Aurore prépare des magrets de canards! Un bon vin pour accompagner le tout… un régal! Du fois gras en entrée avec de la fleur de sel de Guérande et du confit de figue… c’est sûr! je suis de retour en France! Je m’occupe du dessert, du brownie au chocolat accompagné de sa boule de glace à la vanille et de bananes finement émincées recouvert d’un filé de chocolat… :) Quoi de mieux pour fêter son retour en France que de revenir aux bonnes traditions culinaires :)
Lundi en fin d’après midi, Aurore m’accompagne à l’aéroport d’où je m’envolerai pour Fort de France, où Romy, mon amie d’enfance, viendra m’accueillir pour un mois de d’aventure Martiniquaise! :)

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Brazzzillllllllll… tatatadadatataa….

Rio de Janeiro… la dernière fois que je suis venu à Rio j’avais dans les 4 ans, je me rappelle avoir acheté un parapluie avec un motif de drapeau à damier dessus et je me rappelle vaguement d’une plage. Cette fois ci, pas de parapluie et la plage, j’y ai passé du temps!!! :)

La plage est une extension à proprement dite de la ville. Les habitants s’y rendent le week end, en fin de journée, après les cours, le travail, pour se rafraîchir, s’exercer grâce au nombreux modules d’entraînements présents tout le long de celle ci.
Je suis arrivé à Rio après un long voyage depuis San Pedro de Atacama. J’avais demandé à mon hostel de m’envoyer un taxi à l’aéroport (free pickup, très bon deal! c’était soit ça, soit je dormais pour attendre le 1er bus à 6h du mat), le seul problème était que cette nuit là, cette région du brésil changeait d’heure. Du coup à 0.15am il était 11.15pm et le taxi, il a pris la nouvelle heure… j’ai patienté une bonne heure et demie avant qu’il arrive, pour “s’excuser” du malentendu, l’hostel m’a offert une bière bien fraîche à mon arrivée :)
Après une bonne nuit de sommeil avec le ventilo à fond, je me dirige vers la plage de Copacabana, à 5min à pieds :) Sur la route je m’arrête dans un de ces nombreux petit magasin qui fait de succulent jus de fruit, dont mon fameux jus d’avocat, jus de maracuya, mangues… un régal! La plage est grande, très grande! 4,5km de long sur une centaine de large. Ca en fait de la place et il vaut mieux car les brésiliens sont nombreux à s’y rendre! On est dimanche et des dizaines de milliers d’entre eux profite du soleil de plomb pour aller se rafraîchir dans l’océan dont la température n’excède pas les 20°c! Heureusement les vagues (d’un bon 2m juste au bord) permettent de s’activer et ne pas avoir froid! Pour se rendre jusqu’au bord de l’eau, les loueurs de parasols ont installé des tuyaux qui arrosent le sable afin de pouvoir y marcher sans se bruler les pieds :)

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Autant le dire tout de suite, le mythe des brésiliennes en string sur la plage en prend un coup! Ok, beaucoup d’entre sont en string ou en “brésilien”, mais ce n’est pas mettre en valeur leur “postérieur”… les critères de beauté à ce sujet ne sont pas les mêmes que chez nous, et pour le coup, c’est pas très “esthétique”… m’enfin, ça reste très agréable et je me baigne avec plaisir pour me rafraîchir des 40°c ambiant!
Le carnaval de Rio approche et des blocos (gros camion avec des grosses enceintes et un groupe qui chante) arpentent les rues avec une foule suiveuse qui danse au rythme de la musique brésilienne.
L’après midi, direction le stade Engenhão (le Maracana est fermé pour restauration afin d’accueillir les JO de 2016) pour aller voir le match Flamengo contre Botafogo, un derby suivi par de nombreux fan! Ce sont deux équipes de Rio qui s’affronte pour atteindre la finale de la coupe du Brésil. Notre groupe de gringo (oui parceque là, on est vraiment entre gringo avec pleins d’australiens qui boivent des bières et autre…) se trouve du coté des Flamengo où Ronaldinho évolue. Le stade est coupé en deux. D’un coté, les supporters de Flamengo, de l’autre, ceux du Botafogo. Du coup, l’ambiance est terrible! Pas une minute où un chant n’émane des tribunes. Les drapeaux géants volent partout. Premier but pour Flamengo, youpi, on est du bon coté! En 2ème mi-temps, Botafogo égalise. Du coup, séance de tirs au but, pas de prolongation, sans doute à cause de la chaleur extrême qui sévie ici. De même, pendant le match, un temps mort… bizarre le foot brésilien ;) Finalement, les Flamengo l’emportent 5 tir au but à 2! Les fans laissent exploser leur joie! On était du bon coté!!! :)

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Le soir, je mange à l’hostel où un cuistot français très sympas cuisine de très bonnes lasagnes! Le petit déjeuné est lui aussi un régal avec de bons jus de fruit frais et gâteaux.
Lundi, après la baignade matinale, direction le Corcovado, la fameuse statue du Christ Rédempteur, qui domine Rio à plus de 700m d’altitude. Je choisis le train pour m’y rendre, 20min sur la voie qui serpente dans la colline pour atteindre le sommet. Quelle vue! Le pain de sucre, Copacabana, Ipanema, le Maracana… on voit tout rio d’ici. La statue tient bien sa réputation de protection de la ville. Sa construction se termine en 1931 après 5 ans de travaux. C’est l’une des nouvelles 7 merveilles du monde choisie par plus de 100 millions d’internautes (rien à voir avec les 7 merveilles du monde de l’UNESCO). Un bien beau moment au coucher du soleil :)

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Mardi, repos, plage, baignade, marche dans le centre de Rio, pour éliminer les pizzas du soir précédent ;) Le soir, pour reprendre des force ;) je me rends dans un “churrasco rodizio”, buffet à volonté où les serveurs passent toutes les 2min à votre table pour vous découper un morceau de viande à la broche. Un régal! En sortant, après 3 jours sans pluie, des trombes d’eau s’abattent sur la ville. Je patiente à l’abris avant de rentrer à l’hostel.

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Mercredi, direction l’aéroport à 6h du matin pour me rendre à Belém, prochaine étape sur la route de la Martinique…

El desierto de San Pedro de Atacama – Chile

Le voyage depuis la frontière Pérou/Chili s’est bien passé (comme d’habitude en fait :) ). J’atteins Calama aux alentours de 19h. Je m’empresse de faire la queue pour prendre le prochain bus pour San Pedro. Départ vers 21h30, arrivée à San Pedro de Atacama vers minuit… Je quitte le “terminal” et pars à la recherche de mon hostel à 10min du centre du village. Pas de route goudronnée ici, ça me rappelle un peu Jericocoara au brésil. De petites maisons, une rue principale avec tous ses petits magasins et tour office. Je m’arrête dans le dernier ouvert et demande s’il est possible de faire un tour le matin même. Tout est plein mais il appel un collègue et me voila prêt pour aller voir les geysers du Chili, départ, 4h du mat! Ok, j’aurai tout au mieux 3h pour dormir, si je trouve mon hostel. Je marche en direction du nord, longeant le cimetière comme les indications le précisent. Je sonne à la porte de l’hostel PuriPica, on m’ouvre et me voila dans ma chambre (pour ne pas réveiller ceux du dortoir j’ai une chambre privée ce soir :) ). Une bonne douche, je prépare mon sac à dos pour l’excursion et au dodo!
San Pedro de Atacama est un petit village très touristique. De nombreuses curiosités naturelles l’entourent ce qui permet d’occuper une bonne petite semaine pour tout découvrir. Le revers de la médaille est que ces sites magnifiques sont surpeuplés, pour l’immersion au bout du monde et le silence, on repassera ;)
Résumé d’une journée marathon : 3h plus tard, je patiente sur la route en regardant les étoiles. C’est presque la pleine lune, le ciel est à moitié couvert, mais on dirait qu’il se dégage. J’aperçois les volcans à l’horizon. La piste qui mène au site géothermale dure 2h. Lee Chili compte le plus de geysers au monde. Plus de 2000m de dénivelé pour atteindre un plateau à 4300m. Je suis accompagné d’un guide et d’un groupe de Chilien avec des enfants et des personnes ‘”âgées”. Mauvaise idée pour eux de monter si rapidement depuis Santiagao à une telle altitude. Une femme fait un malaise, les enfants vomissent et d’autres se sentent mal… Heureusement pour moi, tout va bien :) Il faut dire que ces dernières semaines, j’ai passé mon temps à une moyenne de 3000m d’altitude ;) On arrive sur le site des geysers avant le levé du soleil. J’aperçois la vapeur qui s’échappe de dizaines d’entre eux. Il en existe de 3 sortes : Les cycliques qui ont besoin de se recharger, ce sont les plus “prisés” car leurs jets peuvent atteindre des hauteurs de plusieurs mètres de haut. Les permanents, qui sont en perpétuelle ébullition, telle une fontaine et enfin ceux qui ne laissent échapper que de la vapeur par de petit trous. On marche au milieu d’un paysage grandiose, les volcans qui nous entourent sont recouverts de neige à leur sommet (plus de 6000m). La plaine ressemble à la surface d’une autre planète. Des lamas sauvages (ou guananos) font leur apparition au loin. Le soleil se lève, révélant les couleurs des alentours.

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De retour à San Pedro, je m’empresse d’aller louer un vélo pour faire un tour dans les vallées proches du village afin d’être de retour à 16h pour aller me baigner dans des tours d’eau salée. J’ai 3h pour arpenter ces vallées encaissées où serpente une rivière qui vient du volcan Putana. Le paysage est rocailleux, roche rouge, des ruines sont accrochées aux falaises. Par endroit, des visages sont sculptés dans la roche. Il fait chaud, un petit vent permet de ne pas trop souffrir. Je me dirige vers la vallée de la mort, surplombée par d’immense dunes. Je roule au milieu du désert pour atteindre un point de vue d’où je peu admirer d’étranges formations géologiques.

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Je rejoins le centre du village à l’heure pour rejoindre le groupe avec lequel je vais pouvoir me rafraîchir :) Je rencontre Alex, un belge qui voyage en Amérique du Sud pour quelques temps et Iris et Morgane, 2 Françaises en Erasmus à Buenos aires. On discute de nos expériences de voyage jusqu’à notre arrivée à ces fameux trous d’eaux dans la partie nord du salar d’Atacama. Creusés par des mineurs il y a des dizaines d’années, ils ont une profondeur inconnue à ce jour. La concentration en sel est de 40% ce qui permet à une personne ne sachant pas nagée de se baigner malgré tout. En effet, impossible de coulé! C’est la 1ère fois que je vie cette expérience de flotter comme sur un matelas gonflable, sans matelas! Nager la brasse n’est pas aisé tant les pieds sortent de l’eau. Mieux vaut éviter de mettre sa tête dans l’eau pour préserver ses yeux. A la sortie, on est complètement blanc, le sel cristallisant dans les cheveux, sur la peau et mes poils ;) Prochains arrêts, un trou d’eau douce pour se rincer et effectuer un joli plongeon qui me vaudra le titre de la plus belle photo et du plus beau saut de l’ange ;)

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Une fois rincé, on se rend à notre destination finale pour admirer le coucher du soleil depuis une parti du salar complètement blanc et recouvert de sel. L’épaisseur de sel peut atteindre plusieurs dizaines de mètres. On a l’impression de marché sur une patinoire sauf que cela ne glisse pas. Par endroit le sel est recouvert d’une mince pellicule d’eau créant un miroir parfait! Paysage vraiment magnifique, grands espaces, coucher de soleil impressionnant et lever de pleine lune clôture cette journée marathon en beauté! Un petit apéro au Pisco Sour et on discute tous les 4 jusqu’à plus de minuit autour d’un risoto de quinoa! :)
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De retour à mon hostel, je prépare mon sac en silence, prend une douche pour me dessaler et me couche pour 6h de sommeil, mon bus pour Santiago est à 8h du matin ce vendredi. J’atteindrai la ville de Santiago 24h plus tard pour prendre mon avion à 16h, direction, Rio de Janeiro!

Le lac Titikaka!

Depuis Cusco à Puno, le voyage en bus se passe bien même si j’utilise les toilettes du bus pour autre chose que juste “pipi” (car normalement on peut seulement uriner dans ces toilettes, cusco-puno mais faute d’arrêt et d’une envie plus que pressante, bah voila…). On arrive à Puno vers 6h30 le lendemain matin, petite ville qui borde le fameux lac Titicaca, plus haut lac du monde avec ces 3900m d’altitude. Il est coupé en deux par la frontière Pérou/Bolivie.
On opte pour un tour de 2 jours/1 nuit pour visiter les îles flottantes de Uros, l’île Amantani et l’île Taquile. C’est trèèèès touristique et notre guide ressemble plus à un GO du club med qu’à un guide ;) Mais ce tourisme permet sans aucun doute à cette population de faire perdurer son mode de vie et sa culture ancestrale, et c’est pas si mal :) Comme ces familles qui vivent sur des îles flottantes, faites de racines de roseaux arrimés les uns aux autres pour former une plateforme sur laquelle ils construisent leur maison. Impressionnant d’imaginer vivre ici. Une île à une espérance de vie de 20 ans. Passer ce temps, les familles déménage sur une nouvelle île.

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Les îles d’Amanatani et de Taquile abritent respectivement 4000 et 2000 personnes vivant en communauté de l’agriculture et du tourisme (artisanat). Un système de rotation permet à chaque famille de toucher un revenu pour l’accueil des touristes. Martina nous accueille avec Pedro, son mari, et ses 6 enfants. On a l’occasion de se régaler d’une soupe de Quinoa, de très bonnes pommes de terre et de fromage poêlé. Pour digérer et mieux supporter l’altitude, une infusion de branche de mogna, sorte de menthe sauvage très bonne et aux nombreuses vertus. Le soir, la communauté organise une petite fête et tout le monde (le groupe de touristes dont on fait parti) se retrouve vêtue des costumes traditionnels tel que le poncho pour les hommes et les robes colorées pour les femmes. On danse et s’amusent tous ensemble, un bien sympathique moment. Le lendemain on visite une autre île où on peut admirer le travail de la terre et le lac qui se pare de ses plus belles couleurs avec le ciel bleu intense et le soleil qui brille. 4h de bateau pour revenir à Puno d’où je prendrai mon bus pour me diriger vers le désert d’Atacama au Chili que je devrai atteindre un jour plus tard si tout va bien :)

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Chez Martina, Amantani, lac TiticacaDSC09978
Je dis au revoir à Silvia et Victoria qui continuent leur chemin vers la Bolivie et passe la nuit dans le bus qui me mène à la frontière avec le Chili. Je prend un 1er taxi qui m’amène au terminal international d’où je pourrai prendre un taxi collectif pour me rendre à Arica, coté Chilien. La frontière ouvre à 6h du matin, on patiente donc et faisons les formalités d’usage. A Arica, je trouve un bus pour Calama, à 2h de San Pedro de Atacama, je ne perds pas de temps, embarque et espère arrivée à mon hostel avant minuit pour ne pas être trop fatigué pour la journée de demain et la visite des environs :) Le paysage qui défile sous mes yeux ressemble à celui de la côte péruvienne, le désert, à perte de vue, encore plus prononcé que jamais. Des cailloux, du sable, des vallées encaissées avec de la verdure au fond alimentée par les torrents qui y coulent, un ciel sans nuages et une chaleur intense. Le bus de la compagnie Tur Bus, neuf, très confortable me permet d’écrire ce récit, au dodo maintenant!

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Trujillo, Huanchaco, Lima, Machu Pichu, les bus, le Pérou!

Le voyage en bus s’est bien passé. Après avoir déjeuné avec Luis à Pedernales, je prends le bus pour retourner sur Santo Domingo. De là après un snack grignoté sur les trottoirs du terminal terrestre, un autre bus pour la frontière, sans clim. Du coup, au début, je crève de chaud et au santo-trujipetit matin, dans les montagnes, il fait froid! On est passé par une toute petite route, pas goudronnée, du coup, assez  dur de dormir. Le brouillard enveloppe les montagnes aux alentours, c’est vert, très vert. Puis petit à petit, en se rapprochant de la frontière, ça devient de plus en plus sec. Arrivée à Macara (coté Equateur), je prend un taxi qui m’amène jusqu’au pont international. Là, je fais les formalités coté Equateur puis traverse le pont et refait de même coté Pérou. J’ai de la chance, il n’y a personne, même si du coup je me dis que ça sera peut être pas aussi facile de continuer ma route. Un taxi collectif attendait une personne de plus pour partir, voila mon moyen de transport tout trouvé pour rejoindre Sullana d’où je pourrai prendre un bus pour Trujillo.  
Mes deux copines rencontrées au Cotopaxi n’ont pas eu ma chance. Elles sont passées par Tumbès, sur la côte, beaucoup plus de monde, elles ont fait la queue et perdue beaucoup de temps. La route qui mène à Sullala n’a plus rien à voir avec celle de l’Equateur. Les montagnes laissent place au désert. Dans les vallées, des rizières, irriguées par la rivière qui y serpentent. Notre taxi se fait contrôler à plusieurs reprises sur la route, route qui ressemble beaucoup aux routes des USA, même signalisation et marquage au sol. 2h plus tard me voila arrivée à Sullala, il est 11h50. Le bus de 12h00 pour Trujillo est plein, je devrai attendre 23h00!!! Heureusement ma persévérance paie et je peu embarquer :) 8h de voyage, pas de clim, un bon 35°c, les fenêtre ouverte, la panamérica (route qui traverse le continent du nord au sud), les montagnes arides et le désert, jonché de sac plastique et de petites décharges… c’est marquant, ils ont encore beaucoup de travail à faire de ce coté là :( La campagne présidentielle bat son plein pour les futures élections du mois de juin, du coup, tous les mûrs sont recouvert de propagandes, peintes à la main!
J’arrive à Trujillo vers 20h. J’attrape un taxi et rejoint Huanchaco à 30min de là. J’avais repéré l’hostal Lily, il reste un lit dans un dortoir de 6 :) Cool, allé, au dodo!!! Mes copines arriveront à minuit, je les retrouverai le lendemain.

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Huanchaco est un petit village “touristique” où de nombreux surfeurs se donnent rendez vous. Les vagues y sont très longues et l’endroit est réputé. C’est d’ailleurs ici que les 1ers surfeurs auraient surfé. C’est le week end, beaucoup de Péruvien viennent passer la journée à la plage. Je m’attendais à me baigner dans une chaude, c’était sans compter sur le courant froid qui remonte le long de côtes Chilienne pour rafraîchir l’eau qui fait difficilement plus de 18°c En plus de l’attrait balnéaire, Trujillo abrite un des sites archéologique les plus important du continent. Chan Chan est une citée qui accueillait pas moins d’une centaine de millier de personne à son apogée. Elles contenait 9 palaces, dont un seul est restauré. Ces palaces sont entourés de murs d’enceinte de plus de 10m de haut. A chaque fois qu’un roi mourait, ils en construisaient un nouveau. Non loin de là, un autre site, d’une culture plus ancienne, Huaca de la Luna et Huaca del sol, les pyramides les plus imposante du continent. De la même manière que les palaces, a chaque fois qu’un roi mourait, ils construisaient un nouvel étage. Du coup, les décorations qui ornent les murs sont parfaitement conservées car elles étaient enterrées.
Outre ces ballades très intéressantes, j’en profite pour faire un peu la fête. Soirée Salsa sur la plage, bière locale, bonne ambiance à l’hostal, tout les ingrédients sont réunis pour passer 3 jours bien sympathiques :)

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On part de Trujillo lundi à 21h45, direction Lima, 10h de route. La compagnie, “Cruz del Sur” est très réputée. Cela se vérifie dans le bus où l’on se croirait dans un avion! Steewart, vidéo expliquant le fonctionnement des sièges, des toilettes, de la sécurité, les chauffeurs se présentent au micro, on enregistre ses bagages, c’est la 1ère fois que je vois ça et ça nous a bien fait rire :) Arrivé à Lima à 7h, on trouve une autre compagnie de bus pour continuer jusqu’à Cusco. Départ à 14h. Cela nous laisse 5h pour visiter letruji-lima centre ville historique, très joli, style coloniale espagnol, beaucoup d’églises… mais dès que nous sortons de ce centre, la réalité de Lima revient rapidement. Salle, encombrée de voitures, un beau bordel qui donne pas trop envie de rester. Le bus de la compagnie Tepsa est très confortable. Siège s’inclinant à 160°, beaucoup d’espace pour les jambes, c’est bien pour passer les 21h qui nous attendent. Au petite matin, après avoir quitté le désert de la cote pour les montagnes des Andes, on se retrouve bloqué par un glissement de terrain due aux dernières fortes  pluies qui ont sévie dans la région. On attend que le passage se dégage pour passer et enfin arriver à Cuzco! :)

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Le centre historique de Cusco est très agréable. La plupart des bâtiments sont construits sur les ruines et fondations de la capitale de l’empire Inca. On trouve un petit hostel sur les hauteurs d’où on a une très belle vue d’ensemble. Le quartier est tranquille. De nombreux petits restaurants et bar nous permettent de passer du bon temps. La “plaza de armas” est remplie d’histoire, du temps des Incas à la colonisation espagnole.

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Jeudi, rendez  vous à 8h du matin pour rejoindre un tour collectif (très économique) pour découvrir la vallée sacrée des Incas, haut lieu de la culture Inca. Les Inca, parlons en justement :) C’est une civilisation qui n’a pas vraiment perdurée dans le temps mais qui en l’espace de 150 ans a réussit à fonder un empire plus vaste que celui des Romains pour qui il a fallu plus de 1000 ans. Cette civilisation a vue le jour en 1100a.c et s’est développée jusqu’à l’arrivée des Espagnol, après 1500a.c. Ils ont conquis un vaste territoire dans toute l’amérique du sud, la plupart du temps, sans se battre. Ils ont réutilisé beaucoup de techniques des civilisations qui les ont précédée.
Nous commençons par visiter Pisaq, un temple perché en haut des montagnes escarpées, des terrasses pour cultiver les pommes de terre qui poussent très bien à cette altitude, plus de 3000m, un torrent pour irriguer les cultures et pour alimenter le village et des petites tombes nichées au milieu des falaises.

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Un peu plus loin dans la vallée, Ollataytambo est un village Inca très important où de nouvelles techniques furent employées pour hisser les blocs de pierre de plus de 100t en haut des montagnes. C’est vraiment impressionnant de voir ces blocs, imbriqués comme des légos, les uns dans les autres. Les montagnes aux alentours sont massives, les nuages remontent le long des pentes abruptes, laissant place à un paysage des plus vert qu’il soit. C’est la saison des pluies mais par chance, nous passons entre les goutes et de belles éclaircies nous accompagnent. Vu de loin, la montagne où est perché le temple ressemble à un Lama. Une des hypothèse sur l’établissement des villes voudrait que les Inca choisissaient les lieux pour leurs ressemblance avec un animal. C’est ainsi que Cusco, la capitale Inca, ressemble à un Puma et le Machu Pichu à un condor.

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En fin de journée, on emprunte une route qui domine la vallée Sacredad. Des champs de pomme de terre à perte de vue. Chinchero est un petit village où l’artisanat local est très présent. Sur la place du marché, tous les mercredi, les locaux établissent un marché et font perdurer la tradition du troc, ne laissant aucune place à l’argent. Les autres jours sont vraiment différents et on se croirait un peu comme en Egypte tant les touristes sont solliciter pour acheter des souvenirs.

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Le lendemain, direction le Machu Pichu! Une des 7 merveilles du monde nous attend! Pour cela on a booké un tour pour 180$ tout compris. Transport, train, hotel, diner et entrée sur le site. On se rend de Cusco à Ollataytambo d’où on prendra un train très confortable avec de large vitre pour admirer le paysage des vallées encaissées qui nous entourent. La voie de chemin de fer longe la rivière … ce qui offre un spectacle saisissant tant les dernières pluies en ont grossies les eaux. La nuit tombe et on arrive à Agua Caliente vers 20h. Ce “village” est le point d’entrée touristique du site du  Machu Pichu surplombant la vallée.

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Visiter le site est toute une aventure! Comme beaucoup on décide de gravir le Waynupichu, pour avoir une vue imprenable sur la citée. Seulement 2 groupes de 200 personnes sont admises chaque jour pour cette marche. Du coup, il faut se lever très tôt pour pouvoir s’inscrire pour cette marche. Réveil 3h45 du matin, on se retrouve vers 4h30 pour faire la queue afin d’acheter le billet de bus qui nous conduira 1000m plus haut à l’entrée du site. Les 1ers bus partent à 5h30. Je ne regrette pas d’avoir choisie cette option car la marche le matin, mis à part faire économiser 8$, n’est pas très intéressante (le brouillard bouche la vue) et surtout très fatigante. Mieux vaut préférer marcher pour la descente. Arriver à l’entrée du site, on retrouve notre guide et on fait la queue pour attendre l’ouverture du site à 6h30. On s’inscrit sur le groupe de 10h pour gravir le Waynapichu. On visite le site accompagner de notre guide pendant 2h30 puis on tente notre chance pour aller avant 10h au Waynapichu. 9h30, on peut passer! Les 1ers 200 ne sont pas tous passé, du coup, pas besoin d’attendre 10h, ce qui nous évitera une longue queue et la foule :)

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Le moins que l’on puisse dire lorsqu’on voit pour la 1ère fois cette cité perchée en haut de ces gigantesques rochers, c’est que l’on reste sans voix. C’est beau, très beau et on se demande comment ils ont eu l’idée de venir construire une ville ici. Les nuages donnent au site une ambiance surréelle, puis petit à petit, ils se dissipent laissant apparaître toutes les couleurs et détails des constructions. L’après midi, le soleil nous accompagne et la marche jusqu’à la “porte du soleil” prend tout son sens! Que c’est beau! On s’arrête toutes les 5min et on s’ébahie devant ce spectacle. Depuis le sommet du Waynupichu, si on regarde à l’enver :) on aperçoit très bien la citée en forme de condor.

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De nombreuses marches nous attendant pour rejoindre le village en fin d’après midi. Des bains d’eaux thermales sont présents en haut du village, parfait pour se relaxer après cette journée chargée d’émotions. C’était sans compter sur la foule qui se baigne dans les 3 bassins à dispositions. Du coup, pour la relaxation on repassera, mais ce n’est pas désagréable et je trouve malgré tout un bassin où je suis tout seul, celui à 14°c ;)
On prend le train de 19h pour rentrer sur Cusco où on passera la nuit avant de partir pour Puno le lendemain soir.

Descansar en Punta Prieta – La Casa de Luis

3 jours de repos dans un petit havre de paix. JP n’a pas pu venir, il a trouvé un nouveau travail. J’en profite pour me reposer, trier mes vidéos, photos, écouter les oiseaux, jouer avec les chiens, observer l’océan 100m plus bas… bref, du repos :) Luis n’arrive que mercredi. Il a récupéré sur son chemin 3 jeunes qui faisaient du stop. Ahhh ce Luis, la main sur le cœur. Il est chirurgien plastique à Sydney, ce qui explique son “train de vie”. Il souhaite construire une dizaine de petites maisons sur ce terrain afin d’accueillir des artistes ou gens de passage, sans leur demander le moindre sous, simplement un échange. Il a un autre terrain un peu plus loin avec accès direct à la plage où il ne sait pas quoi faire encore. Enfin, à retenir pour ma future visite, il a un terrain aux Galapagos sur lequel il veut construire un bed&breakfast, rien que ça… A son habitude il m’a accueilli comme un prince. Les 3 jeunes baroudeurs aussi! Ils subviennent à leur besoins en vendant des petits bijoux qu’ils fabriquent. 2 sont argentins et le 3ème est coréen. Il nous invite au restaurant du petit village d’à coté puis on se dirige vers la latitude 0.0° qui n’est qu’à quelques km d’ici.

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Le soir après avoir assister à un fabuleux coucher de soleil sur l’océan Pacifique (un de plus…), on se retrouve tous autour d’un plat de spaghettis avec des crevettes à se raconter nos histoires de voyage. La côte de l’Equateur est très arrosée en ce moment. C’est leur “hiver” humide, jusqu’à mai, ensuite, le temps s’assèche et le soleil se fait plus sentir. Beaucoup de vaches laitières et de cultures de fruits et légumes. J’ai d’ailleurs bu un des meilleurs yaourt à boire à la vanille fait maison ici :)   On peut aussi voir de nombreuses exploitations de balsa, vous savez, ce bois dont on se sert pour faire les maquettes d’avion :) Les villages de la côte vivent de la pêche au thon, la nuit, on peut voir de nombreux bateaux au large en train de pécher.

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Jeudi matin, le soleil brille, j’en profite pour faire quelques images de sa maison afin de monter un petit film pour la “promouvoir” sur son futur site internet. Je décide au même moment de partir cet après midi afin de rejoindre le lendemain soir (si j’y parviens), 2 anglaises rencontrées sur le Cotopaxi qui se dirigent vers la même direction que moi au Pérou, à savoir, le Machu Pichu :) On pourra retrouver Arturo à Cusco qui sera ravi de nous accompagner la haut.
En attendant, Luis m’accompagne à Pedernales d’où je prendrai le bus pour me rendre à Santo Domingo, 3h plus tard. De là, direction la frontière avec le Pérou à Macara, 13h de bus, puis Piura et enfin Trujillo et Hanchuaco où j’espère arriver avant la nuit, un petit village bordé de jolies plages et de ruines datant de plus de 3500 ans! Sur la route, j’aperçois ces petites maisons sur pilotis, au sommet des collines. Mais pourquoi donc les construire sur pilotis alors qu’elles sont à l’abris d’une quelquonque inondation. C’est tout simplement parceque de cette manière, l’air chaud circule beaucoup mieux et du coup, ils n’ont pas chaud! Une sorte de clim gratuite :) Un peu plus loin, on passe dans le centre d’un village où je m’étonne encore de voir ces boucheries d’un autre temps.

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J’ai eu de la chance aujourd’hui, il ne restait qu’une place dans le bus pour la frontière. Du coup, je suis tout au fond, j’espère que ça sera pas trop inconfortable… Au pire, j’aurai pu me rendre dans une autre ville d’Equateur pour attraper un autre bus, mais mon 1er plan me plait. Je profite de l’attente à Santo Domingo pour me restaurer. Une “empenada con queso”, un batido (milk shake) à la mangue, une salade fruit avec ces papayes géantes et une coco frio :) tout ça pris dans les petits “boui boui” de rue autour de la gare. Pas meilleur et pas plus économique! Le tout étant de bien observer s’il y a du volume afin de ne pas avoir de surprise plus tard, notamment avec la viande (que j’ai d’ailleurs évitée).

Quito, Cotopaxi, l’Equateur!!!

Samedi, mission “Mitad del mundo”. Mais qu’est ce donc me direz vous? Hé bien c’est tout simplement là que la preuve a été faite que la terre est ronde! Mais aussi, c’est de là que le “mètre” a été défini, 10 million de mètre entre l’équateur et le pole nord… tout ça, conduit par une mission Française en 1743! Et c’est donc là qu’un monument est érigé pour marqué le passage de l’équateur.
Bon, aussi étonnant que ça puisse paraître, on est pas les seuls à faire grève dans notre beau pays et après plus d’une heure de bus pour me rendre du centre ville au village de San Antonio de Pichincha, je trouve les portes du site fermées… Mais tout n’est pas perdu car je vais dans un petit bureau touristique à coté du parc et me voila parti pour un petit tour d’une heure au volcan Pululahua, un volcan actif au porte de Quito. La caldera, très encaissée, est habitée par une centaine de familles. Beaucoup de nuages nous bouchent la vue mais au retour, sur la route, muni de mon petit GPS sur l’Iphone, je suis tout excité de trouver et passer l’équateur!  0°.009, 0°.008… 0°.000! M’y voila! Sur cette fameuse ligne où d’un coté on est au sud, et de l’autre, au nord! :) J’envoi ma position avec mon petit Spot Messenger histoire de marquer le coup et retour à Quito où je rejoins JP (mon ami équatorien rencontré à Sydney) pour entamer un bon samedi soir à boire de la bière locale, du canelazo (rhum, canelle, naranjilla, sucre) et manger la plus grande empenada con queso au monde! Facilement 1kg de beignet à manger!!! Bon, j’avais déjà mangé une crêpe avant du coup, une fois n’est pas coutume, j’ai pas réussit à la finir!

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Retour à mon hostal, une bonne nuit de sommeil pour être en forme demain à 7h00 du matin pour partir au Cotopaxi, simplement les plut haut volcan actif du monde! (5897m) Non loin de là, sur la route, j’ai pu observer le Chimborazo, le plus haut sommet du monde! (6268m) Comment ça??? C’est pas l’Everest le plus haut sommet???? Hé bien si on s’en tient au fait que de part la forme d’ellipsoïde de la terre et de ce fait, que son rayon fait 21km de plus à l’équateur qu’aux pôles, le Chimborazo étant plus proche de l’équateur que l’Everest, c’est le sommet le plus éloigné du centre de la terre cqfd :)
Le temps est magnifique, ciel bleu, quelques nuages pour faire beau, quelle chance! La route qui mène au Cotopaxi a bien changé depuis 17 ans (j’étais venu ici à l’âge de 13 ans avec mes parents). La petite route qui serpente dans les vallées a laissé place à une large route où se croisent de gros camions! Mais elle reste tout de même très belle, avec notamment cette vue sur le Chimborazo. Le parc national du Cotopaxi est très vaste et à la différence des environs de Quito, peu ou pas d’arbres y poussent en raison des éruptions passées du volcan.DSC09254DSC09270DSC09279
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Le Cotopaxi est très accessible. En effet, on peut y monter en voiture jusqu’à un parking situé à 4500m d’altitude. Les 300 derniers mètres pour rejoindre le refuge sont effectués à pied soit par une voie directe (mais assez pénible du fait du manque d’oxygène et d’acclimatation), soit par un chemin qui zigzag et pour le coup, moins raide. C’est celui ci qu’on emprunte pour arriver au refuge à l’altitude de 4810m où un bon déjeuné nous attend. Ce refuge s’est agrandi, on peut maintenant s’y restaurer en plus d’y dormir pour attaquer l’ascension du sommet aux aurores (à faire lors d’un prochain voyage). Direction le glacier 300m plus haut, mais la neige étant présente, choses inhabituelle à cette altitude, le groupe s’arrêtera à 5000m, je continuerai seul jusqu’à prêt de 5050m, à quelques encablure du glacier, mais ne voulant pas abusé sur la gentillesse de mon accompagnateur qui m’a permis de monter plus haut, je réserve l’ascension au glacier pour une prochaine fois :) Le paysage est grandiose, d’un coté le sommet du volcan avec un glacier énorme (qui recule de 10m par an) et de l’autre une plaine qui s’étend à perte de vue 2000m plus bas!
La descente se fait en VTT! Direction un lac dans la vallée, prêt de 1500m de dénivelé sur la piste qui serpente sur les flancs du volcan. Excellent! Voila une nouvelle expérience inoubliable! :)
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Lundi matin, direction la station de bus sud de Quito pour rejoindre la côte et Punta Prieta, où Luis a sa petite maison de vacance m’attendent (ou pas). Très moderne, je trouve sans problème mon bus pour Santo Domingo, départ 10h du matin, 5h de route plus tard, me voila dans cette ville carrefour où je trouve un autre bus pour Pedernales que j’atteindrai aux alentours de 17h. J’appelle Luis, j’oublie un 0 avant son numéro du coup ça ne fonctionne pas. JP devait venir avec moi, mais finalement il avait des choses à faire sur Quito et il ne viendra que demain. Je vais dans le centre, retente le numéro de Luis et fini par le joindre. On s’est mal compris, il ne sera là que demain, il m’invite cependant à me rendre dans sa maison à une petite heure de cette petite ville située au bord de l’océan Pacifique. Il m’explique comment la trouver, Yvan, le gardien m’ouvrira :) J’attrape le dernier bus qui part vers ma destination et arrive à la tombée de la nuit.
La maison, en bois, est situé sur les hauteurs et offre une vue magnifique sur l’océan. Les “fire flies” que j’avais vu en Thaïlande, sont là aussi :) Ce sont des sortes de lucioles qui clignotent, c’est beau, c’est calme (cependant, dommage que la route passe pas très loin), j’entend le bruit des vagues. Je suis seul, prend une bonne douche après cette journée de voyage, me fait chauffer une soupe Maggi aux champignon, ce soir, film (little miss sunshine), dodo, demain, baignade dans l’océan Pacifique si le temps le permet :)

PS: jeudi matin, 3 jours chez Luis à se reposer, éditer des films… Les photos à venir, quand j’aurai une meilleur connexion Internet :) direction Trujillo au Pérou!

Bogota – Quito ou comment aimer le bus!

Pas moins de 23h pour rejoindre la frontière colombienne… Bogota, Cali, Popayan, Pasto et enfin Ipiales, la ville frontière. La route fut très belle et assez chaotique. Elle serpente dans les vallées et les sommets de la cordillère des Andes. La verdure est omni présente et les canyons se font profonds! Le bus ne dépasse guère les 60km/h quand il n’est pas ralenti par les camions qui peinent à monter les pentes abruptes. Les sièges furent confortables et m’auront permis de pas trop mal dormir. J’ai rencontré Arturo, un jeune artisan péruvien en vacances en Colombie pour venir voir ce qu’il se fait par ici. Il m’a invité à le rejoindre à Cusco d’où il est originaire pour aller au Machu Pichu :) A la frontière, on rencontre Teresa, une équatorienne qui vie à Quito. Du coup, je pourrai faire le voyage avec elle, Arturo quand à lui continue son chemin jusqu’au Pérou. Le passage de la frontière fut une formalité, la seule surprise que j’ai eu est de me rendre compte que la monnaie officielle de l’Equateur (depuis 2000) est le dollar américain! C’est pour ça que je ne trouvais pas le pesos équatorien dans mon convertisseur! 6h de bus plus tard, nous voila à Quito, 1h du matin, un taxi et me voila dans un petit hostel où il reste de la place, seul dans mon dortoir, parfait pour me reposer du voyage!

Vendredi matin, il pleut sur Quito, j’en profite pour dormir et regarder un peu mon programme sur Internet. Vers midi, la pluie s’arrête et les éclaircies font leur apparition :) J’en profite pour partir me balader dans les rues de Quito. C’est une ville bien plus petite que Bogota et je mis sens plus à l’aise. La police est omni présente (comme dans la plupart des endroits que j’ai traversé depuis mon arrivé en Amérique du Sud) et on se sent en sécurité dans les quartiers touristiques. La plaza Grande, le palais présidentiel, la basilique del voto nacional, l’église santo domingo, la vierge de Quito qui domine la ville du haut de sa colline à plus de 3000m d’altitude. Une bien belle balade qui m’a tout de même rappelé qu’il faut être prudent ici, en effet, pour monter la colline, je m’étais engagé dans une petite ruelle où il était indiqué sur les murs “attention touristes, zone à risque, n’emprunter pas cette rue, danger”… ok, je me dis que c’est un peu exagéré, alors je continue jusqu’à tomber sur un groupe d’ouvrier assez surpris de me voir ici, ils m’assurent que je ne suis pas en sécurité ici et qu’il vaut mieux rejoindre la rue principale et prendre un taxi pour arriver au sommet… ok, je me résous à abandonner la marche et plus tard, j’aurai l’explication, ce quartier est délaissé par les policiers, beaucoup de touristes montent voir la vierge, pas mal de jeunes désœuvrés et alcoolisés ou drogués, il n’en faut pas moins pour rendre le coin “dangereux”. Un peu plus tard, dans la rue, une vieille dame me voit avec mon portable et m’avertit, “attention, on va te le voler”… ok, mieux être discret dès qu’on est pas dans un endroit avec pleins de policiers comme la plupart des points d’intérêts de la ville. Mis à part ces points de sécurité à respecter, Quito est une ville agréable, entourée de montagnes et de pas moins de 6 volcans!

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Le plus haut téléphérique du monde vous permet d’accéder à un point de vue à plus de 4000m d’altitude… La ville est à une altitude moyenne de 2800m, du coup, j’ai un peu mal à la tête, mais l’acclimatation va me permettre de me sentir de mieux en mieux :) De nombreux petites mains pour cirer les chaussures mais pas de vendeurs de minutes de téléphone portable ici. Les jus de fruits sont excellents et les prix de la nourriture locale me permettent de me régaler! Pour 1$ on mange de tout :)

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Demain, direction la ‘mitad del mundo’ un parc qui marque le passage de l’équateur puis dimanche, excursion au Cotopaxi, le volcan actif le plus haut d’Equateur, pas loin de 5900m avant de rejoindre la cote, Punta Prieta, où je reverrai mon ami Louis et son fils JP, rencontré à Sydney :) D’ici là, bon week end à tous!

Un mois en Amérique du Sud – 1ère étape > Bogota

2 nuits à Bogota pour me remettre de mon voyage depuis Tokyo, même si au final, ce n’est pas grand chose face au petit programme que je me suis concocté… En effet, comment rejoindre Cayenne début mars pour m’envoler vers ma dernière destination? Je me suis fixé quelques petits objectifs et j’ai étudié l’option avec un bon rapport visite/économie/respect du budget :)

Tout commence donc à Bogota, capitale de la Colombie, mégalopole s’étendant du nord au sud sur plusieurs dizaines de km. J’ai résidé dans un petit hostel du quartier de la Candaleria, zone touristique de la ville, assez sûre et qui permet d’accéder facilement aux points d’intérêts. En effet, mieux vaut ne pas être trop loin du centre ville si l’on ne veut pas passer sa journée dans les transports en commun. La ville étant en grand travaux (construction de voies de bus réservées) du coup, les embouteillages sont légions! Autant dire que la plupart des habitants se déplacent en bus (très économique, 1400$ le trajet, 80cts) ou taxi (beaucoup plus cher). Du coup, la pollution est impressionnante! Une brume grisâtre recouvre la ville et avec l’altitude, 2700m, ça n’arrange pas les choses.

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De nombreux buildings côtoient les petites maison en plein centre ville, du vieux, du neuf, bref, une urbanisation anarchique. J’ai découvert ici de nouveaux métiers: Le petit vendeur de minutes de téléphone portable. Plusieurs portables sont reliés à lui par une petite chaine et les gens passent leur appel pour 100$ à 200$ la minute. Cabine téléphonique humaine en quelque sorte. Dans les rues, les marchands de CD piratés s’en donnent à cœur joie. Les films porno sont a coté des dessins animés… De nombreux petits boui boui pour manger pas cher, 1000$ le jus d’orange frais (un régal), ananas, mangues…
J’ai pu visiter El Museo del Oro, plus importante collection d’objet en or d’Amérique du sud, très intéressant. La plaza de Bolivar et la Quinta de Bolivar, une des résidences du “Liberador”. Ils fait bon flâner dans le vieux Bogota, des petites maisons de style coloniale de toutes les couleurs, de la musique latine… bref, 2 jours sympas sur Bogota où j’ai pu rencontré pas mal d’Argentins (ils sont en vacances d’été chez eux) et me faire quelques contacts pour la suite.

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La suite, venons en justement. N’ayant pas prévu de visiter la Colombie (à défaut d’avoir trouvé un billet Tokyo-Quito), j’ai longtemps hésité à m’arrêter à San Augustin (site archéologique de Colombie) sur la route du pays voisin, l’Equateur. Or, mon temps commençant à être compté, mon objectif étant de rejoindre Cayenne (Guyanne Française) pour le 3 mars, j’ai décidé de me rendre directement en Equateur où je dois rejoindre JP, un ami rencontré à Sydney. Je pourrai passer quelques jours sur la côte et profiter du Pacifique. De là, j’espère me rendre au Pérou pour aller voir le Machu  Pichu puis descendre au Sud pour aller voir le nord du Chili et le désert d’Atacama, tout ça en bus…. A Santiago du Chili, je pourrai m’envoler pour Buenos Aires où je pourrai rejoindre quelques Argentins rencontrés ici, faire un peu la fête, m’envoler pour les chutes d’Iguassu à la frontière Argentine/Brésil, puis, direction Rio de Janeiro, Belém et enfin Cayenne.

Un bien beau programme avec beaucoup de bus et d’avion et pour l’inaugurer, je pars dans 2h depuis Bogota pour la ville d’Ipiales à la frontière avec l’Equateur. 20h de bus, à priori assez confortable. Une fois là bas, traversée de la frontière en taxi puis bus pour Quito… à suivre!

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D’ici là, bonne semaine ou week end, je sais pas quel jour on est :) Bisous à tous!