3 jours de repos dans un petit havre de paix. JP n’a pas pu venir, il a trouvé un nouveau travail. J’en profite pour me reposer, trier mes vidéos, photos, écouter les oiseaux, jouer avec les chiens, observer l’océan 100m plus bas… bref, du repos :) Luis n’arrive que mercredi. Il a récupéré sur son chemin 3 jeunes qui faisaient du stop. Ahhh ce Luis, la main sur le cœur. Il est chirurgien plastique à Sydney, ce qui explique son “train de vie”. Il souhaite construire une dizaine de petites maisons sur ce terrain afin d’accueillir des artistes ou gens de passage, sans leur demander le moindre sous, simplement un échange. Il a un autre terrain un peu plus loin avec accès direct à la plage où il ne sait pas quoi faire encore. Enfin, à retenir pour ma future visite, il a un terrain aux Galapagos sur lequel il veut construire un bed&breakfast, rien que ça… A son habitude il m’a accueilli comme un prince. Les 3 jeunes baroudeurs aussi! Ils subviennent à leur besoins en vendant des petits bijoux qu’ils fabriquent. 2 sont argentins et le 3ème est coréen. Il nous invite au restaurant du petit village d’à coté puis on se dirige vers la latitude 0.0° qui n’est qu’à quelques km d’ici.

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Le soir après avoir assister à un fabuleux coucher de soleil sur l’océan Pacifique (un de plus…), on se retrouve tous autour d’un plat de spaghettis avec des crevettes à se raconter nos histoires de voyage. La côte de l’Equateur est très arrosée en ce moment. C’est leur “hiver” humide, jusqu’à mai, ensuite, le temps s’assèche et le soleil se fait plus sentir. Beaucoup de vaches laitières et de cultures de fruits et légumes. J’ai d’ailleurs bu un des meilleurs yaourt à boire à la vanille fait maison ici :)   On peut aussi voir de nombreuses exploitations de balsa, vous savez, ce bois dont on se sert pour faire les maquettes d’avion :) Les villages de la côte vivent de la pêche au thon, la nuit, on peut voir de nombreux bateaux au large en train de pécher.

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Jeudi matin, le soleil brille, j’en profite pour faire quelques images de sa maison afin de monter un petit film pour la “promouvoir” sur son futur site internet. Je décide au même moment de partir cet après midi afin de rejoindre le lendemain soir (si j’y parviens), 2 anglaises rencontrées sur le Cotopaxi qui se dirigent vers la même direction que moi au Pérou, à savoir, le Machu Pichu :) On pourra retrouver Arturo à Cusco qui sera ravi de nous accompagner la haut.
En attendant, Luis m’accompagne à Pedernales d’où je prendrai le bus pour me rendre à Santo Domingo, 3h plus tard. De là, direction la frontière avec le Pérou à Macara, 13h de bus, puis Piura et enfin Trujillo et Hanchuaco où j’espère arriver avant la nuit, un petit village bordé de jolies plages et de ruines datant de plus de 3500 ans! Sur la route, j’aperçois ces petites maisons sur pilotis, au sommet des collines. Mais pourquoi donc les construire sur pilotis alors qu’elles sont à l’abris d’une quelquonque inondation. C’est tout simplement parceque de cette manière, l’air chaud circule beaucoup mieux et du coup, ils n’ont pas chaud! Une sorte de clim gratuite :) Un peu plus loin, on passe dans le centre d’un village où je m’étonne encore de voir ces boucheries d’un autre temps.

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J’ai eu de la chance aujourd’hui, il ne restait qu’une place dans le bus pour la frontière. Du coup, je suis tout au fond, j’espère que ça sera pas trop inconfortable… Au pire, j’aurai pu me rendre dans une autre ville d’Equateur pour attraper un autre bus, mais mon 1er plan me plait. Je profite de l’attente à Santo Domingo pour me restaurer. Une “empenada con queso”, un batido (milk shake) à la mangue, une salade fruit avec ces papayes géantes et une coco frio :) tout ça pris dans les petits “boui boui” de rue autour de la gare. Pas meilleur et pas plus économique! Le tout étant de bien observer s’il y a du volume afin de ne pas avoir de surprise plus tard, notamment avec la viande (que j’ai d’ailleurs évitée).