Pas moins de 23h pour rejoindre la frontière colombienne… Bogota, Cali, Popayan, Pasto et enfin Ipiales, la ville frontière. La route fut très belle et assez chaotique. Elle serpente dans les vallées et les sommets de la cordillère des Andes. La verdure est omni présente et les canyons se font profonds! Le bus ne dépasse guère les 60km/h quand il n’est pas ralenti par les camions qui peinent à monter les pentes abruptes. Les sièges furent confortables et m’auront permis de pas trop mal dormir. J’ai rencontré Arturo, un jeune artisan péruvien en vacances en Colombie pour venir voir ce qu’il se fait par ici. Il m’a invité à le rejoindre à Cusco d’où il est originaire pour aller au Machu Pichu :) A la frontière, on rencontre Teresa, une équatorienne qui vie à Quito. Du coup, je pourrai faire le voyage avec elle, Arturo quand à lui continue son chemin jusqu’au Pérou. Le passage de la frontière fut une formalité, la seule surprise que j’ai eu est de me rendre compte que la monnaie officielle de l’Equateur (depuis 2000) est le dollar américain! C’est pour ça que je ne trouvais pas le pesos équatorien dans mon convertisseur! 6h de bus plus tard, nous voila à Quito, 1h du matin, un taxi et me voila dans un petit hostel où il reste de la place, seul dans mon dortoir, parfait pour me reposer du voyage!

Vendredi matin, il pleut sur Quito, j’en profite pour dormir et regarder un peu mon programme sur Internet. Vers midi, la pluie s’arrête et les éclaircies font leur apparition :) J’en profite pour partir me balader dans les rues de Quito. C’est une ville bien plus petite que Bogota et je mis sens plus à l’aise. La police est omni présente (comme dans la plupart des endroits que j’ai traversé depuis mon arrivé en Amérique du Sud) et on se sent en sécurité dans les quartiers touristiques. La plaza Grande, le palais présidentiel, la basilique del voto nacional, l’église santo domingo, la vierge de Quito qui domine la ville du haut de sa colline à plus de 3000m d’altitude. Une bien belle balade qui m’a tout de même rappelé qu’il faut être prudent ici, en effet, pour monter la colline, je m’étais engagé dans une petite ruelle où il était indiqué sur les murs “attention touristes, zone à risque, n’emprunter pas cette rue, danger”… ok, je me dis que c’est un peu exagéré, alors je continue jusqu’à tomber sur un groupe d’ouvrier assez surpris de me voir ici, ils m’assurent que je ne suis pas en sécurité ici et qu’il vaut mieux rejoindre la rue principale et prendre un taxi pour arriver au sommet… ok, je me résous à abandonner la marche et plus tard, j’aurai l’explication, ce quartier est délaissé par les policiers, beaucoup de touristes montent voir la vierge, pas mal de jeunes désœuvrés et alcoolisés ou drogués, il n’en faut pas moins pour rendre le coin “dangereux”. Un peu plus tard, dans la rue, une vieille dame me voit avec mon portable et m’avertit, “attention, on va te le voler”… ok, mieux être discret dès qu’on est pas dans un endroit avec pleins de policiers comme la plupart des points d’intérêts de la ville. Mis à part ces points de sécurité à respecter, Quito est une ville agréable, entourée de montagnes et de pas moins de 6 volcans!

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Le plus haut téléphérique du monde vous permet d’accéder à un point de vue à plus de 4000m d’altitude… La ville est à une altitude moyenne de 2800m, du coup, j’ai un peu mal à la tête, mais l’acclimatation va me permettre de me sentir de mieux en mieux :) De nombreux petites mains pour cirer les chaussures mais pas de vendeurs de minutes de téléphone portable ici. Les jus de fruits sont excellents et les prix de la nourriture locale me permettent de me régaler! Pour 1$ on mange de tout :)

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Demain, direction la ‘mitad del mundo’ un parc qui marque le passage de l’équateur puis dimanche, excursion au Cotopaxi, le volcan actif le plus haut d’Equateur, pas loin de 5900m avant de rejoindre la cote, Punta Prieta, où je reverrai mon ami Louis et son fils JP, rencontré à Sydney :) D’ici là, bon week end à tous!